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23 mai 2009 6 23 /05 /mai /2009 10:23

Les Fleurs Du Mal, Charles Baudelaire.

 

I Regard d’ensemble

 

 

            1. Coté sombre : L’Horloge, La Charogne.

La Charogne : Cruauté => Corps en décomposition adressé à sa compagne.

L’Horloge : Angoisse du Temps avec l’imminence de la Mort.

 

« L’Art est long et le Temps est court »

(Angoisse du temps & de la mort : Angoisse de ne pas avoir le temps de créer.)

 

 

 

            2. Coté lumineux : Beau Navire, Elévation, Correspondance.

Beau Navire : Eloge de la Femme.

Elévation : Bonheurs atteint par la fusion avec la Nature.

Correspondance : Unité & Compréhension du monde.

 

Il s’agit d’une ascension de l’Esprit spirituelle.

On a deux tonalités qui vont s’associer à un mouvement :

Coté sombre (Spleen) : Mort. Angoisse du Temps. Impuissance créatrice. Ennui. Le Gouffre.

Le mouvement est celui de la Chute.

Perte d’espoir de salut pour l’âme.

 

Coté lumineux (Idéal) : La Femme. Beauté. Nature. Disparition  de l’Angoisse du Temps. Energie créatrice grâce au sentiment de comprendre le Monde. Fusion. Harmonie.

Mouvement d’élévation, d’ascension.

 

 

 

3. Baudelaire :

« Il m’a paru plaisant, et d’autant plus agréable que la tâche était difficile, d’extraire la beauté du Mal ». Cette citation montre bien que l’énergie créatrice n’est pas associer seulement à la beauté & à l’idéal ; le poète va aussi extraire la beauté du Mal : le Mal ici est lié à l’Ennui ( à la tentation du vice & à l’Angoisse) ; c’est au fond de ce gouffre de chair & d’ennui que le poète va retrouver l’énergie pour faire du Beau : le poème.

Exemples : La Charogne : Pourriture => Beauté

                   Abel & Cain : on extrait la beauté de la Révolte contre Dieu, le Blasphème devient poème.

                   Les Epaves (à celle qui est trop gaie, les bijoux, les métamorphoses du vampire) :

La chair est toujours associée au Mal et à la jouissance dans le Mal, et c’est cela dont on tire encore la Beauté.

 

 

 

 

 

 

 

II Les pièces condamnées

 

            Intro :  Réflexion sur la notion de Scandale

                        Coté sulfureux, provocateur et scandaleuse de Baudelaire.

 

Aujourd’hui, le coté scandaleux est lié au propos qui portent atteinte à des sujets politico-religieux. A l’époque de Baudelaire, la censure existe : loi « Outrage aux bonnes mœurs et à la morale publique ». (Aujourd’hui, il n’y a pas de censure, ou presque)

 

Selon le journaliste du Figaro, il n’y a aucune vertu morale dans l’œuvre de Baudelaire :

Selon Gustave Bourdin :

Baudelaire a trop attendu pour faire publier son recueil (en comparant à un repas)

Baudelaire répète les mêmes mots et pensée :

« Odieux », « Ignoble », « Repoussant », « Infect », « Mordre et même mâcher » 

Mots crus et très durs.

« Encore si c’était pour les guérir, mais elles sont incurables ». Au lieu de lutter contre « les démences » et « toutes les putridités du cœurs », il n’y a pas de dimension morale.

Le Recueil est bien en dessous du talent de Baudelaire : les idées sont ressassées.

« On doute de l’état mental de Monsieur Baudelaire. »

 

Selon un rapport de la Direction Générale de la sûreté publique :

« L’expression de la lubricité la plus révoltante » : Baudelaire parle Sexe et cela choque.

« L’amour honteux des femmes pour les femmes » : L’amour lesbien est qualifié d’honteux.

« Le livre de monsieur Baudelaire est une de ces publications malsaines profondément immorales qui sont appelées à un succès de scandale »

 

 

Prétérition : c’est le fait de dire qu’on ne va pas dire ce qu’en fait, on dit.

Epigraphe : courte citation ou image que l’auteur met au début de son récit pour en indiquer l’esprit.

 

 

Delphine & Hippolyte :

Poème Transgressif. Amour entre deux femmes : implication.

Delphine affirme que l’amour dépasse les questions morales :

« Qui donc devant l’amour ose parler d’enfer ? »

 

Le Léthé :

La Femme est comparée à une drogue.

(Népenthès => Remède contre la Mélancolie.)

 

A celle qui est trop gaie :

Atonie => Paraisse.

 

 

 

 

III Le Spleen & L’Idéal.

 

            Baudelaire s’inscrit dans un mouvement européen, social et culturel, datant du début du siècle et désenchantement aillant fait suite à la chute de Napoléon I.

 

 

            Approche de la notion du Spleen

 

Pour Chateaubriand dans Génie du Christianisme (1802) : Il essaie de mettre le doigt sur un changement de mentalité, un état d’âme qui n’existait pas bien avant.

Désenchantement : nait du fait que les passions de la jeunesse ne vont pas trouver de prises dans le monde qui est trop plat.
Tout le texte repose sur des antithèses entre les passions de l’âme de la jeune génération et le vide que le monde réel leur oppose

 

Pour Musset dans Les confessions d’un enfant du siècle (1836) : Analyse du désenchantement, désespérance. Analyse pessimiste qui perd la foi en tout.
Deux camps : les Romantiques qui rêvent et les hommes « positifs qui jouent du système politique et qui vont s’enrichir. Critique d’une société qui est basée sur l’argent, la richesse et non pas sur les idées.

Soif d’absolu : C’est le désir de réaliser toutes nos inspirations intellectuelles, désir d’être intègre, sans faire de compromis avec la réalité (exemple d’Antigone qui préfère mourir que de céder.)

Les Romantiques vont chercher à exprimer, à réaliser cet absolu à travers la Femme et l’Amour, la Nature, l’Art, Dieu. Dans le Romantisme, il y a quelque chose de révolté.
Révolte contre le monde tel qu’il est.

 

Pour Malarmé dans Brise marine (1865) : Désir de partir.

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Published by dupuyL2 - dans Premiere
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