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13 juin 2009 6 13 /06 /juin /2009 19:20
La peine de mort :

Hugo a dit :

- la société doit corriger et non punir
- la peine de mort ne fait pas d'exemple, elle ne fait que répondre à la violence par la violence

Badinter a dit :

- Aucun homme n'a le droit de vie ou de mort sur un autre homme
- la justice est une affaire humaine et donc faillible : l'erreur judiciaire est possible, or s'il y a peine de mort, elle est irréparable

Jacquart a dit :

- Il faut remettre la responsabilité individuelle dans le cadre d'une reflexion sur la collectivité
- Tout homme a une valeur dans une collectivité qui sait le valoriser au lieu de l'exclure : il faut valoriser les hommes au lieu de les exclure.


Affaires Outreau, Dils, Ranucci : des erreurs judiciaires

Dils :

Patrick Dils est né le 30 juin 1970.

À 16 ans, le 30 avril 1987, il a été inculpé d'homicides volontaires sur deux garçons à Montigny-lès-Metz, en Moselle. Le 27 janvier 1989, il a été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité pour meurtre. Le 24 avril 2002, son innocence est reconnue ; il aura passé quinze ans en prison, victime d'une erreur judiciaire pour laquelle l'État français lui a versé un million d'euros. C'est une des plus graves erreurs judiciaires connues jamais survenues en France, la première concernant un mineur condamné pour meurtre à la prison à perpétuité.

 


l'affaire d'Outreau :

L'affaire d'Outreau part d'une affaire pénale d'abus sexuel sur mineur. Elle débouchera sur une erreur judiciaire. Cette affaire a donné lieu à un procès aux assises de Saint-Omer (Pas-de-Calais) en France du 4 mai au 2 juillet 2004, puis un procès en appel à Paris en novembre 2005.

Elle suscita une émotion dans l'opinion publique et mit en évidence les dysfonctionnements du monde politique, des medias, de l'institution judiciaire et des acteurs sociaux, notamment dans la lutte contre la pédophilie annoncée depuis 1996 au plus haut niveau de l'État, et dans les cas d'abus sexuel sur mineur. Une commission d'enquête parlementaire fut mandatée en décembre 2005 pour analyser les causes des dysfonctionnements de la justice dans le déroulement de cette affaire et proposer d'éventuelles réformes sur le fonctionnement de la justice en France[1]. L'impact législatif du travail de cette commission s'est toutefois avéré réduit. De même et s'il en y avait, les responsabilités du monde politique dans les antécédents et le début de l'affaire n'ont guère été évoquées.


Ranucci :

Le lundi 3 juin 1974, Marie-Dolorès Rambla, huit ans, est enlevée dans la cour d’une cité marseillaise. Elle est découverte poignardée deux jours plus tard, près de la route entre Aix-en-Provence et Marseille.
Christian ranucci, qui a pris la fuite à la suite d’un accident de voiture à proximité, est arrêté, accablé par le témoignage d’un couple.
Après vingt heures d’interrogatoire, il passe aux aveux et désigne aux policiers l’endroit où l’arme du crime est retrouvée.
Il a beau se rétracter, la machine judiciaire est en marche, guidée par les aveux qu’il vient de formuler.
Les jurés le condamnent à la peine capitale, le Président Giscard d’Estaing lui refuse la grâce. Christian ranucci est décapité le 28 juillet 1976 à la prison des Baumettes. Il avait vingt-deux ans.
Pourtant, l’enquête révèle de nombreuses carences:
- les témoins de l’enlèvement ne reconnaissent pas Christian ranucci;

- la voiture du ravisseur, une Simca 1100, n’est pas la voiture de ranucci;

- le célèbre pull-over rouge découvert dans les alentours du lieu du crime et qui a permis au chien policier de retrouver le corps de la victime, n’appartient pas à Christian ranucci;

- plus troublant encore, dans une autre cité de Marseille, un homme portant un pull-over rouge et circulant en Simca 1100 a accosté des enfants quelques jours avant l’enlèvement de Marie-Dolorès Rambla. D’après de nombreux témoins, cet homme n’était pas Christian ranucci.
 
 

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Published by dupuyL2 - dans Premiere
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