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6 novembre 2009 5 06 /11 /novembre /2009 11:48
La société, l'état, la politique, la morale, la religion, la culture

I - Est-ce la force qui fonde le droit?
A ) Pascal : la justice ou la paix ?
B) Kelsen : le positivisme juridique - la valeur ou la norme

II - La question de la légitimité
A) Rousseau : le contrat social - le contractualisme
B ) Léo Strauss : La hiérarchie des besoins et des désirs

III - Y a-t'il des droits de l'Homme?
A ) Marx: Liberté formelle, liberté réelle
B ) Aristote : Théorie de l'équité

Introduction


Justice = droit
- légitimité - valeur morale - religion - idéal
- légal - loi - réel

problématique : tous les hommes naissent et demeurent libres  et égaux en dignité et en droit.
La question est donc de savoir pourquoi tous les hommes auraient des droiits ou pourquoi les hommes en général en auraient. Cette affirmation est en un sens une déclaration purement formelle voire dogmatique. Les droits de l'homme sont-ils naturels comme l'est la chute des corps ou le mouvement de la terre?
La différence entre "naturels" et "lois naturelles" est que l'on ne peut pas contester la chute des corps alors que l'on peut contester le caractère naturel des droits. Le problème philosophique est de savoir quoi répondre à celui qui dirait que "tous les hommes n'ont pas les mêmes  droits" et même que 'tous les hommes n'ont pas le droit à la liberté". il nous faut donc réfléchir à la justice, c'est ç dire sur ce que l'on considère devoir être absolument.

I - Est-ce la force qui fonde le droit?
A) Pascal : La justice ou la paix?


Le premier paragraphe est construit sur le rapport entre deux termes : force et justice, et l'expression qui les articule est "soit suivi". Le problème est celui de la réalisation de deux logiques. Mais la conséquence qu'il en tire annule ce qui précède.
-En droit : idéal - justice - contingent - légitime - abstrait => ce qui devrait être
- En fait : force et justice - nécessaire - légal - conscient => ce qui est

Il s'agit pour Pascal de décider laquelle des 2 logiques va l'emporter. On on ne peut que choisir la seconde logique, celle de la force, parcec qu'il existe un déséquilibre entre le juste et la force. On l'explique par le fait que la justice est une exigence théorique, de droit, tandis que la force est une exigence de fait. Donc dans le premier paragraphe, Pascale a installé un faux problème entre "il est juste que" et "il est nécéssaire que". C'est un faux parallèlisme car l'idéal de justice est dans l'incapacité de se réaliser tel quel.
Ce que montre le 2ème paragraphe, c'est que la nécessité apparait dans - avec la force. De plus, elle ne souffre pas de contestations. Pascal conclut en tirant les leçons de faux problèmes qu'il a lui-même mis en place. On en conclut que c'est toujours de la force que vient la justice.  Pascal n'est pas un cynique, il ne fait pas l'apologie de la loi du fort. L'intuition fondamentale de Pascal se retrouve au frangment 299 "Il vaut mieux une injustice qu'un désordre". Pour Pascal, le bien à préserver par dessus tout est la paix. L'idéal de la justice est second par rapport à la nécessité d'un monde en paix. Il n'y a qu'un pays en paix qui puisse se poser la question de la justice. or, puisque la justice sans la force n'est rien, et que la force sans justice est accusée de tous les mots, ce qui provoque des désordres, la seule solution est de dire que ce qui est fort est juste. Si la paix est le souverain bien, alors le désordre est le souverain mal. Par conséquence, seule la force peut mettre fin au désordre.

La Raison religieuse de ce que dit Pascal est que seule la force apporte la paix parce que l'homme est incapable de déterminer par lui-même ce qui est juste, car sa raison est corrompue.
Le Lonp et l'Agneau n'est pas une allégorie de la justice, c'est le rapport entre 2 forces. Il s'agit donc mois ici d'une critique de la force que d'une critique de l'idée que l'on nse fait de la justice elle-même.

B) Kelsen - Le positivisme juridique - la valeur ou la norme?

Chez Kelsen, le droit n'est pas le travestissement de la force. Le drooit, c'est l'expression de l'idée même de norme. La distinction fondamentale que cet auteur introduit est : le droil - la morale. Car la justice est une notion morale, donc relative, tandis que le droit est une notion formelle, c'est à dire sans contenu moral à priori. On déplace le problème de la force au problème de la norme. Le droit n'est plus l'expression de la force, mais d'une norme. C'est à dire qu'une société se doit de poser des normes pour s'organiser. Dans une certaine mesure,  une exigence de justice absolue (vouloir appliquer un idéal de justice) détruirait le droit et risquerait de conduire à un chaos juridique et social. Comme le droit est moralement neutre, c'est un compromis entre les différentes conceptions de la justice que se font les gens.
La norme fondamentale de tout droit n'est pas une définition absolue de ce qui est juste (puisque toute définition de ce qui est juste est relatif) mais c'est une norme formelle qui dit simplement qu"il doit y avoir du droit". Donc aucun droit positif n'est contestable. ?
Il s'agit maintenant de savoir si on peut contester cette théorie par autre chez que des sentiments généreux?

II - La question de la légitimité

A) Rousseau et le contractualisme


Y a-t'il un droit du plus fort?
Rousseau pose ici le problème de la légitimité de la loi alors que Kelsen dirait qu'une loi est juste parce qu'elle est justifiée comme loi, Rousseau veut mmontrer au contraire que cette légitimité est autre. Il le montre en analysant la notion même de force et son idée générale consisite à distinguer la force  du droit, compris comme valeur. Le droit du plus fort selon Rousseau, c'est la transformation de la force en droit, c'est une nécéssité parce que le plus fort doit faire accepter ses lois. Dans le temps, la transformation est une légitimisation, le droit lui relève de la morale.
La volonté suppose la liberté. Dans le 2ème paragraphe, Rousseau emploie un raisonnement par l'absurde, c'est à dire qu'il montre que l'on suppose un droit du plus fort, il en résulte des contradictions. Sitôt que c'est la force qui fait le droit , les faits changent avec la cause, si il y a un droit du plus fort alors toute force qui est supérieure à celle qui est en place est considérée comme détenant de ce seul fait le droit légitime de s'imposer. Dès lors, obéir à la loi n'est pas un devoir, ce n'est que de la faiblesse. Donc si c'est lla force qui fait le droit, sa légitimité est arbitraire parce qu'elle va constamment êter mise en question par une autre force supérieure. Rousseau conclue qu'il a démontré l'absurdité ou la contradiction de la loi du plus fort.
Comparaison avec Pascal :
Pour Pascal, la force est sans discussion; au contraire pour Rousseau c'est la force qui est toujours remise en question par d'auters forces, donc la force est toujours instable et elle ne peut pas mettre en place une légitimité du droit. Pascal serait d'accord avec Rousseau sur ce dernier point, mais il ajouterait que le droit du plus fort se transforme petit à petit par l'acceptation de ceux auxquels il s'impose et par l'idée qu'ils en font. L'imagination joue un rôle considérable car l'autorité de quelqu'un tient autant à l'idée que je m'en fait qu'à son pouvoir réel. Pour Pascal, dès que le droit du plus fort a duré dans le temps, il acquiert comme une valeur ajoutée qui consiste en une puissance imaginaire. le plus fort n'est pas toujours le plus fort mais peut le faire croire pendant assez longtemps.

Légitimité et volonté générale : c'est la thèse contractualiste
Pour Rousseau , un pouvoir politique n'est légitime que s'il nait d'un pacte social, c'est à dire d'une convention dans laquelle se constitue ce qu'il appelle une  volonté générale. Si ce qui est juste se constitue avec ce pacte, c'est à dire que ce qui se constitue en dehors de ce pacte est à l'état de nature et n'a pas de conception juste.
la loi, si elle est une volonté individuelle, peut ne pas être juste.

il y a :
- état de nature, anomique (animal)
- la convention, société, droit, politique, volonté générale

  • Cette notion de volonté générale présuppose qu'avant le pacte social, les hommes sont dans un état de nature anomique (sans normes). Cet état de nature est également celui d'une lutte incessante entre les hommes.
  •  Pour faire apparaître un pouvoir légitime dans lequel le droit est juste, il faut passer de la liberté naturelle à la liberté civile. la liberté naturelle  est absolue et elle est liée à ma capacité à faire quelque chose. Tandis que la liberté civile, c'est la libverté que l'on acquiert par les lois et par leur respect. Cette liberté civile est rendue possible par l'aliénation totale de chaque individu à la communauté.
Il existe deux thèses sur la liberté civile :
- la première dit que la libeerté consiste à faire tout ce qque la loi n'interdit pas (Hobbes). L'idée est que la liberté des sujets réside dans ce que la loi ne règlemente pas.
- la deuxième dit  que je suis libre grâce à la loi, parce que la loi "m'autorise à" (Rousseau). La lliberté consiste à obéir à la loi. Cela signifie que la loi est la condition de la liberté. Chacun doit se penser comme étant un membre de la communauté.

  •  la volonté générale est le commun dénominateur des volontés particulières ou individuelles. La légitimité de la loi tient au fait qu'elle est l'expression d ela volonté générale. En théorie, chacun est toute la communauté.
  •  Ce qui est légitime, de droit, c'est est celui de souverain. Rousseau, c'est à dire du peuple assemblé. Si un individu va contre la loi, "on le forcera à être libre"
La liberté, ne consiste pas pour Rousseau à faire ce que  mes besoins, appétits, désirs, me dictent comme dans l'état de nature, mais à avoir consicence constamment que j'appartient à la société. "Le pacte social renferme taccitement cet engagement que quiconque refusea d'obéir à la volonté générale y sera contrait par tout le corps: ce qui siginifie autre chose sinon on le forcera à être libre". Rousseau

la volonté générale dépend de la volonté de la majorité. Donc si la majorité est mal intentionnée, alors la loi sera mal intentionnée. pour Rousseau, la volonté générale ne se trompe jamais.

B) Léo Strauss : la hiérarchie des besoins et des désirs

Dans ce texte, Léo Strauss s'oppose à Rousseau, car ce dernier pense que la volonté générale est toujours juste. Historiquement, on sait qu'un pouvoir politique juste, démocratique, peut promulguer des lois injuste (ex : Lois anti-juives de 1933 sous Hitler). Donc elle ne permet pas de mettre en question de lois à partir du moment où elles sont l'expression de la volonté générale.  Léo Strauss dit qu'il faut trouver une autre légitimité que cette qui est simplement politique, c'est à dire qu'il faut fonder le droit positif sur le droit naturel. On a un rejet du droit positif. De fait, il existe des lois injustes. Strauss considère comme vital pour une société la possibilité de remettre en cauuse une loi (ex : Antigone). Aucune civilisation ne peut se passer de droits naturels. La mise en question d'une lui ne peut se faire qu'à partir d'un idéal supérieur qui n'est conçu parfois qu'à partir d'habitudes prises dans tellle ou telle société. Si tous les idéaux sociétaux sont relatifs, on n'a plus aucun étalon pour déterminer la légitimité d'une loi.
Se pose alors à cet égard le problème de l'adaptation du droit. On dit que le droit doit s'adapter à l'évolution des moeurs. Donc rien ne garantit que les évolutions sociales sont positives.

Y a-t'il un étalon? Pour Strauss, oui car l'indice de son existence est notre jugement critique sur les lois. Pour lui, le relativisme des idéaux est un danger. Ex : l'eugénisme. De même que les remords prouvent l'existence d'une conscience morale chez l'individu, par analogie, les critiques de la loi prouvent une certaine conscience morale et collective. Si il y a un étalon, en quoi consiste-t'il? C'est une grille hiérarchique qui permet d'établir un ordre de priorités entre les désirs. Ce droit naturel consiste donc à dire ce qui vaut le plus et ce qui vaut le moins. le droit naturel, en tant qu'étalon, s'oppose au nivellement des valeurs, c'est à dire que les lois seront juste (légitimes) ou injustes (illégitimes) en fonction de cette norme.

La liberté, pour quoi faire?
L'étalon doit être rationnel, il doit nous aider à différencier les besoins naturels de nos désirs.

III - Y a t'il des droits de l'homme?

Au problème posé par Léo Strauss, les sociétés occidentales ont données depuis quelques siècles la solution des Droits de l'Homme. L'étalon dont parle Strauss, serait représenté par un certain nombre d'articles d'une Déclaration accpetée par toutes les nations. Ainsi, les droits positifs seraient tous fondés par une norme absolue qui consiste dans le respect de l'humain en tant que tel, soit la déclaration des droits de l'homme. On peut alors poser deux problèmes :
- que vaut l'actuelle déclaration des droits de l'homme?
- que signifie l'idée d'un respect abstrait de l'humain?

A) La critique des Droits de l'Homme
- Marx liberté formelle, liberté réelle

On peut se demander si cette déclaratiion est tout à fait cohérente. L'article 12 défend un droit au respect de la vie privée, tandis que l'article 19 défend, à niveau égal, la liberté d'expression. Donc comment peut-on prôner à la fois deux choses incompatibles?
L'article 17 est un droit de l'individu par ce qu'il possède de façon légale. La propriété s'étend de notre corps à nos biens. On n'a donc par analogie pas le droit de priver quelqu'un de son travail. le droit au travail est nécessairement problématique dans une société où existe le droit de propriété. Le chô^mage est une réalité qui empêche de satisfaire ce droit au travail. Il faudrait donc réécrire l'article 17 en disant "Nul n'a le droit de propriété, afin que le travail soit équitabllement réparti"

Peut-on juger objectivement la valeur d'une culture?
la 3ème difficulté de cette déclaration de 1948 apparaît dans un texte de Marx. Marx dans ce texte montre que la notion de droits de l'homme est liée à une idéologie particulière, celle de la bourgeoisie et du capitalisme. Marx veut donc montrer que cette idéologie érige l'égoisme en vertu. Cette déclaration constitue le paravent des intérêts cachés de la classe dominante, la bourgeoisie.

En quoi consiste la liberté?
La déclaration de 1948 semble confondre les "droits de" et les "droits à "

- Les Droits de : Droits Liberté => DDH de 1789 => défendre les prérogatives des individus contre le pouvoir excessif
droit de s'exprimer, de posserder, de choisir son travail, de s'inscrire à un syndicat

- Les Droits à : Droits Créances => DDH de 1948
le droit à l'enfant, au travail, à une mort digne, au bonheur

La déclaration de 1948 confond systématiquement deux types de droits. Les droits liberté et les droits créances. Est-ce que tout citoyen peut demander à l'état d'être en bonne santé, alors que cela dépend de la liberté de chacun? Les droits créances supposent que l'on puisse réclamer quelque chose à quelqu'un, et ce quelqu'un suppose forcément l'Etat. On aboutit ainsi à un paradoxe qui est que la DDH de 1948 dans la lignée de celle de 1789, supposée protéger l'individu des emprises excessives de l'Etat, postulait en même temps à l'interventionnisme croissant de celui-ci (l'état); De plus, les droits créances semblent correspondre à des désirs individuels, or on peut se demander en quoi il serait juste que l'état ait à satisfaire les demandes des individus.
La notion de devoir n'apparait qu'une seule fois dans la déclaration de 1948, or on peut penser que les hommes n'ont pas de droits parce qu'ils ont également des devoirs. Pour Marx, l'idée même de droits de l'homme est une idée de la bourgeoisie, qui pose la vertu en égoisme.
- le premier droit est la liberté. Marx dit que la liberté n'est plus une revendication généreuse, un idéal noble, mais la possibilité pour le propriétaire de profiter tranquillement de ses biens. Marx dit que les droits de l'homme sont de l'atomisme social.
- les droits de l'homme sont abstraits et correspondent à un idéal qui est détaché de la société. La société considère la liberté comme la sociabilité et l'égalité comme une répartition équitable des biens

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Published by dupuyL2 - dans Philo
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commentaires

(Clovis Simard,phD) 10/02/2011 20:05



Bonjour,


Vous êtes cordialement invité à visiter mon blog.
      
Description : Mon Blog(fermaton.over-blog.com), présente le développement mathématique de la conscience humaine.


La Page No-13: LIBERTÉ TOTALE !


C'EST MATHÉMATIQUES ?


Cordialement


Clovis Simard



(Clovis Simard,phD) 10/02/2011 20:04



Bonjour,


Vous êtes cordialement invité à visiter mon blog.
      
Description : Mon Blog(fermaton.over-blog.com), présente le développement mathématique de la conscience humaine.


La Page No-13: LIBERTÉ TOTALE !


C'EST MATHÉMATIQUES ?


Cordialement


Clovis Simard