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16 octobre 2009 5 16 /10 /octobre /2009 11:20

-> Jean de LA FONTAINE  "Le Chêne et le Roseau"

Jean de La Fontaine est un contemporain de Pascal. Ils reprennent tous deux la métaphore du roseau : La Fontaine dans cette fable, Pascal dans le fragment 104 (& 186 = hors programme).
Cette fable est un apologue sans morale explicite.

Le Chêne et le Roseau sont personnifiés.
Le Chêne a une posture de supériorité, il s'exprime avec arrogance, c'est un signe de vanité. Il est également égoïste (il semble vouloir l'aider "Mais vous naissez le plus souvent / Sur les humides bords des royamues du vent.") De plus, l'effet de masse textuelle est une marque de supériorité d'un personnage sur un autre : celle du Chêne sur le Roseau.

Il y a ici une critique des privilèges et de la valeur d'un homme sans rapport à l'inégalité sociale.
cf Discours sur l'origine de l'inégalité parmi les hommes, 1765, de J.J. ROUSSEAU

La Fontaine (comme Pascal) montre une inégalité naturelle : grandeur et force / fragilité (frêle) et souplesse, et une inégalité sociale dûe à l'arrogance du Chêne.

Le Roseau est frêle et souple, ce sont ses attributs naturels. La faiblesse du Roseau est également sa force puisqu'il resiste avec souplesse. Il s'agit là d'un renversement, d'une antithèse typique de Pascal.

Le Chêne représente l'univers : le début et la fin, Dieu et la mort (surtout dans les deux derniers vers )
mais est vaniteux !
-> L'homme est grand s'il n'est pas vaniteux.
 
Le but de La Fontaine est de montrer que le Roseau est plus fort que le Chêne, et celui de Pascal que l'homme est plus fort que l'univers.


-> Jean de LA FONTAINE  "Le Loup et l'Agneau"

Le loup donne des arguments à l'agneau (sans valeur) pour faire passer pour justice ce qui n'est que force.

A ce propos, Pascal écrit : "n'ayant pu faire que la justice soit forte, on a fait que la force soit juste".

La Fontaine, comme Pascal, réfléchit à la justice des hommes.

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Published by dupuyL2 - dans Litté : Pascal
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