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14 juin 2009 7 14 /06 /juin /2009 18:05
Phèdre est excusée par :
Les Dieux => malediction de Vénus
Son sang => malédiction familiale

Trois perspectives d'interprétation :
- la perspective antique : le polythéisme Grec. Voir la part importante des Dieux dans la vie, le destin des hommes => liberté des homme restreinte.
- la perspective chrétienne et janséniste : Phèdre illustrerait la condition du pêcheur privé de la grâce divine. => philosophie/théologie pessimiste
- perspective athée, symbolique : Vénus symboliserait le sentiment humain de ne pas maîtriser ses sentiments, sa passion, son désir de mort.
- faiblesse physique et morale => ascendant d'Oenone.

Phèdre est responsable pour :
- parler quand elle devrait se taire
- aimer contre son devoir

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14 juin 2009 7 14 /06 /juin /2009 17:59
Phèdre peut être considéré comme une tragédie de la parole. C'est un théatre reposant principalement sur le texte. Une seule didascalie!
Des échecs dela parole : aveu à Oenone, aveu à Hippolyte.

Le tragique de cette parole est qu'elle est irrévocable, irréparable.

Des silences coupables :
Phèdre laisse Oenone calomnier Hippolyte
Phèdre se ravise et ne va pas avouer à Thésée lorsque Thésée prononce le nom d'Aricie.

Acte III scène III : fais ce que tu voudras je m'abandonne à toi
Acte IV scène V : Thésée invoque Neptune pour faire mourir Hippolyte
Acte V : Quand Thésée sait qu'hippolyte est innocent, il est trop tard.

Le caractère tragique de la parole vient du caractère irrévocable de la parole. Le personnage tragique sait que c'est trop tard mais la mort vient signer de manière symbolique le caractère définitif de ce qui a été fait ou dit.  Exemple type du contretemps tragique : Roméo et Juilette => Quand Roméo se suicide, Juliette ouvre les yeux

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14 juin 2009 7 14 /06 /juin /2009 17:51
Euripide : Vème s. AV JC
Racine : XVII ème siècle

- Titre :

Euripide : Focalisé sur Hippolyte, présenté comme innocent
Racine : Focalisé sur Phèdre , présentée à la fois comme coupable et innocente
=> l'accent n'est pas mis sur la même personne



- Prologue :

Euripide : Vengeance d'Aphrodite qui punit Hippolyte (fierté contraire à l'amour)
C'est la déesse qui ouvre la pièce : importance des desseins des Dieux, les hommes apparaissent comme des marionettes. La part de liberté humaine est restrinte

Racine : Hippolyte aime Aricie. Aphrodite n'a pas de raisons de se venger de lui. c'est de la famille de Phèdre qu'elle veut se venger (rancune envers le Soleil, son ancêtre)
même symptôme de souffrance. Part de liberté dans Phèdre?

Scène 3 :
- même symptôme de souffrance => même rôle d'oenone : pousse à la parole, menace de se tuer
- même rapport à la parole, au mot qui brûle ("Hippolyte" par Oenone)
- répliques semblables

Notes AL : dans la suite de la pièce, Euripide fait accuser Hyppo directement par Phèdre ( tablettes qu'elle laisse après sa mort) tandis que chez Racine, c'est Oenone qui s'en charge : trop bas pour une reine, contraire aux bienséances)

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14 juin 2009 7 14 /06 /juin /2009 17:49
notes AL : Règles des 3 unités : lieu temps action.
But : augmenter l'effet de vraisemblance, et donc, par là, la dimension cathartique de la pièce.
CATHARSIS = libération de nos passions par la crainte et la pitié qu'inspirent les destins des héros.
(Voyant où le mènent les pêchés du héros, on va s'abstenir des nôtres.)
+ règle de la bienséance : ne pas montrer de scène crue ( d'où le récit du messager : on peurtt dire la mort violente d'Hippolyte ùmais pas la montrer), ni dire des mots vulgaires ( comme mouchoir ! ), ni faire descendre trop bas un personnage royal.
Lien entre les 3 unités et le classicisme : esthétique de la sobriété, des règles et des normes...

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14 juin 2009 7 14 /06 /juin /2009 17:48
^^

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14 juin 2009 7 14 /06 /juin /2009 17:34
Le narrateur, Meursault, employé de bureau à Alger, apprend que sa mère est morte, dans un asile. Il va l'enterrer sans larmes, et sous un soleil de plomb qui ne fait qu'augmenter son envie d'en finir avec la cérémonie. De retour à Alger, il va se baigner et retrouve une ancienne collègue, Marie. Ils vont voir un film comique au cinéma, et elle devient sa maîtresse. Un soir, Meursault croise Salamano, un voisin, et est invité par Raymond, un autre voisin de palier. Ce dernier, ancien boxeur, lui raconte sa bagarre avec le frère de sa maîtresse, et lui demande d'écrire une lettre qui servira sa vengeance. Quelques jours plus tard, Raymond se bat avec sa maîtresse et la police intervient. Meursault accepte de l'accompagner au commissariat.
Invité par Raymond à passer un dimanche au bord de la mer dans le cabanon d'un ami, Masson, Meursault s'y rend avec Marie. Après le repas, les hommes se promènent sur la plage et rencontrent deux Arabes, dont le frère de la maîtresse de Raymond. Ils se battent et Raymond est blessé. De retour au cabanon, Meursault le tempère et lui prend son revolver, pour lui éviter de tuer. Reparti seul sur la plage, il retrouve par hasard le frère, qui sort un couteau. Assommé par le poids du soleil, il se crispe sur le revolver et le coup part tout seul; mais Meursault tire quatre autres coups sur le corps inerte.
Meursault est emprisonné. L'instruction va durer onze mois. Il ne manifeste aucun regret lorsqu'il est interrogé par le juge, aucune peine lorsque son avocat l'interroge sur les sentiments qui le liaient à sa mère. Le souvenir, le sommeil et la lecture d'un vieux morceau de journal lui permettent de s'habituer à sa condition. Les visites de Marie s'espacent.
Le procès débute avec l'été. L'interrogatoire des témoins par le procureur montre que Meursault n'a pas pleuré à l'enterrement de sa mère, qu'il s'est amusé avec Marie dès le lendemain et qu'il a fait un témoignage de complaisance en faveur de Raymond, qui s'avère être un souteneur. Les témoignages favorables de Masson et Salamano sont à peine écoutés. Le procureur plaide le crime crapuleux, exécuté par un homme au coeur de criminel et insensible, et réclame la tête de l'accusé. L'avocat plaide la provocation et vante les qualités morales de Meursault, mais celui-ci n'écoute plus. Le président, après une longue attente, annonce la condamnation à mort de l'accusé.
Dans sa cellule, Meursault pense à son exécution, à son pourvoi et à Marie, qui ne lui écrit plus. L'aumonier lui rend visite, malgré son refus de le rencontrer. Meursault est furieux contre ses paroles, réagit violemment et l'insulte. Après son départ, il se calme, réalise qu'il est heureux et espère, pour se sentir moins seul, que son exécution se déroulera devant une foule nombreuse et hostile.

Trucs à retenir : link

Notes Mme Labouret :
- Roman étrange parce qu'on se demande si Meursault éprouve des sentiments à la mort de sa mère ou pas.
- Roman qui montre la force et l'absurdité des préjugés : Mersault est condamné + pour n'avoir pas pleuré à la mort de sa mère que pour meurtre : critique dela peine de mort (s'il avait pleuré pour sa mère, il aurait sûrement été acquittté)
- Meurseault est un amoureux de la vie, du soleil, de la mer : Identification à Camus, enfant d'Alger.
- Camus, avec Sartre (philosophe de l'après guerre), cherchent à voir comment repenser l'homme, comment retrouver un humanisme après le génocide des juifs: il a écrit le mythe de Sisyphe : L'idée, illustré par le mythe de ce héros condamné à remonter éternellement un rocher en haut d'une montagne, est qu'il faut agir, il faut s'entraider même si l'on n'est pas sûr que ça ait du sens. Camus écrit : "il faut imaginer Sisyphe heureux".
Le sentiment d'absurité naît du décalage ressenti entre soi et le monde.

définition du naturalisme : réalisme + dimension scientifique, experimental, d'observation, médecine, biologie, sociologie.

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14 juin 2009 7 14 /06 /juin /2009 17:30
         Dans la prison de Bicêtre,un condamné à mort ( le narrateur) attend le jour de son exécution. Jour après jour, il note ses angoisses, ses espoirs fous et ses pensées.Le narrateur nous rappelle les circonstances de son procès ( chapitres 1/9 ).Puis il nous décrit sa cellule ( chapitre 10/12 ). Il  évoque ensuite le départ  des forçats au bagne de Toulon ( chap 13/15 ). Il nous rapporte la complainte en argot d'une jeune femme à l'infirmerie ( chapitre 16 ) .Désespéré, il décide alors de s'évader ( chapitre17). on vient lui apprendre que  son exécution aura lieu le jour même.( chapitre 18/19 ).

      Le narrateur sera transféré ensuite à la concièrgerie ( chap 22) , il y rencontre un autre condamné à mort ( chap 23/24). Son séjour en prison devient de plus en plus suffocant .il sombre dans les hallucinations et les cauchemars .Il se demande commenet  on meurt sous la guillotine. ( chap 27). Il rçoit après la visite d'un prêtre qu'il trouve placide et sans compassion devant son état. ( chap30)


       La visite de sa  petite fille Marie sera évoquée au chapitre 43. Elle ne le reconnaitra pas, ce qui l'attriste profondément.


        Puis vient l'ultime ligne droite avant la mort; son dernier jour de condamné. Sur son passage de la conciergerie à la place de  Grève où se dresse l'échaffaud, la foule rit et applaudit: le condamné était donné en spectacles à cette foule qu'il n 'a jamais aimé d'ailleurs. Devant le spectre de la mort, le narrateur tremble et implore la pitié mais il sait déja que son sort est scellé.    


      Le bourreau accomplit alors sa tâche pour décapiter le condamné


Bref, l'oeuvre peut être divisée en trois parties relatives à trois lieux différents: Bicêtre, la conciiergerie et l'hôtel de ville:


-Bicêtre : le procès, le ferrage des forçats et la chanson.


-La Conciergerie : le voyage vers Paris, la rencontre avec un autre condamné à mort  puis avec le geôlier qui lui demande les numéros pour jouer à la loterie.


-L'Hôtel de Ville : le voyage à Paris, la toilette du condamné et le voyage vers la Place de Grève où est installé l'échafaud

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14 juin 2009 7 14 /06 /juin /2009 17:29

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14 juin 2009 7 14 /06 /juin /2009 17:26

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14 juin 2009 7 14 /06 /juin /2009 16:56
La princesse de clèves :
Madame de la Fayette, 1678

Jeune épousée de monsieur de Clèves, la princesse s'est engagée à un mariage de raison, obéissant aux recommandations sévères de sa mère, madame de Chartres. Quand soudain, au cours d'un bal, le duc de Nemours parait... Leurs yeux se rencontrent, la passion naît. Mais la princesse de Clèves se doit à son rang, à son éducation, à l'image qu'elle a d'elle-même. Elle ne cédera pas au désir. Jalousie, douleur, frustration, les romans d'amour soufflent des souffrances exquises... pour le lecteur.
L'accompagnement critique présente les conditions d'écriture au XVIIe siècle et inscrit La princesse de Clèves parmi les différents mouvements de pensée (classicisme et baroque).

Le Rouge et le Noir:
Stendhal, 1830
Julien Sorel, fils de charpentier, acquiert une solide culture grâce à une mémoire prodigieuse qui lui permet d’apprendre par cœur l’Ancien testament. Son modèle personnel autant que confidentielle (monarchie oblige) est Napoléon Bonaparte, qui lui fait rêver d’une ascension aussi fulgurante que le jeune lieutenant devenu empereur. Il devient précepteur des enfants de M. de Rênal, maire ultra-royaliste de la ville de Verrières. Il conquiert le cœur de Mme de Rênal, mais doit rivaliser de tartufferie pour que son époux ne s’en rende pas compte. Le jeune fils de sa maîtresse tombe gravement malade, et Mme de Rênal se croit châtié par Dieu pour son comportement immoral. M. de Rênal finit par avoir vent de la liaison adultère, et chasse Sorel de la ville. Celui-ci ne cessera d’aimer celle qu’il quitte. Il entre au séminaire de Besançon, où l’abbé Pirard lui proposera le poste de secrétaire du marquis de la Mole, à Paris. Il ne tardera pas à séduire la fille du marquis, Mathilde, qui, enceinte, convaincra son père de la marier à Sorel. Le marquis finit par céder, et le fait anoblir. Sorel est sur le point de se marier lorsque le Marquis reçoit une lettre de Mme de Rênal qui le met en garde contre son futur beau-fils dépravé et menteur. Sorel, fou de colère, se rend à Verrières où il tente d’assassiner son ancienne maîtresse, sans succès. Emprisonné, il recevra les visites de sa promise, ainsi que celles de Mme de Rênal, qui lui a pardonné. Condamné à mort, Sorel finira sur l’échafaud. Un ami rachètera son corps, Mathilde embrassera une dernière fois le front du père de son enfant, et Mme de Rênal mourra trois jours plus tard.

L'education sentimentale:
Flaubert, 1869

1840. Fréderic Moreau, un bachelier de 18 ans, aperçoit sur le bateau, qui le mène à sa ville natale de Nogent sur Marne, Mme Arnoux. Elle est la femme de Jacques Arnoux, un spéculateur débonnaire . Il échange avec elle quelques mots et un regard : c'est le coup de foudre. Cet instant le marquera à jamais.

Elle lui avouera, très tard, qu'elle a partagé son amour, mais jamais ne lui cédera. Peut-être lors de leur ultime entrevue, 27 ans plus tard, a-t-elle un regret ?

Entre temps Frédéric Moreau, devra d'abord se résigner à retourner vivre en province, en raison de la précarité de sa situation, avant qu'un héritage inespéré ne lui permette de vivre à nouveau à Paris.

Il fréquentera ensuite Rosanette, une femme légère rencontrée lors d'un bal masqué . Ils auront un enfant qui mourra. Frédéric aura également une liaison avec Madame Dambreuse, veuve d'un banquier opportuniste.

Deslauriers, son meilleur ami, épousera Louise Roque, qui aurait tant aimé épouser Fréderic.

C'est pourtant avec Deslauriers, lui aussi accablé de désillusions, que Fréderic  tirera "l'ultime leçon de leur éducation sentimentale : rien ne vaut les souvenirs et les illusions de l'adolescence".

 

Comparaison des textes :

 

La princesse de Clèves :

points de vue de la princesse et de mr de Nemours + le public => thème des apparences

 

Le Rouge et le Noir :

points de vue de julien Sorel et Mme de Rênal => esapce privé, symbolique : le seuil de la maison

 

L'éducation sentimentale :

Uniquement le point de vue de Frédéric Moreau => Mystère:

 

 

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