Vendredi 2 avril 2010 5 02 /04 /Avr /2010 21:49

 > Quelle est la vision du bonheur selon Pascal ?

 

Les Pensées de Pascal sont l'ébauche d'une apologie de la religion chrétienne par laquelle l'auteur voulait ammener ses amis libertins à la foi. Il avait lui-même groupé ses fragments selon un ordre précis, peut-être pédagogique, sous des titres révélateurs de sa conception de l'Homme : misère, grandeur, contrariété mais une notion récurrente, celle du bonheur, jalonne l'oeuvre telle un thème transversal. On peut donc se demander quelle est sa place dans la démarche apologétique de Pascal. D'abord, il part de la recherche universelle du bonheur pour constater son échec puis il en étudie les avatars (aléas, différentes formes) pour conclure à la seule solution de la vraie félicité : Dieu.

 

I - La recherche du bonheur au coeur de la condition humaine

a) constatation de tous de la recherche du bonheur

-> F124 & F138

 

b) réflexion sur le bonheur depuis toujours (histoire)

-> F56 multiplicité des thèses philosophiques sur le "souverain bien" (contentement total)

La chute de la citation est ironique, Pascal n'a énuméré toutes ces conceptions que pour mieux les contester.

 

c) constatation empirique (par l'experience) de l'échec quotidien de cette quête du bonheur, la condition de l'Homme est essentiellement malheureuse

-> F33 : ennui au coeur de l'Homme; F66 : divertissement; F126 : causes naturelles du malheur des H

 

II - Cependant l'H a découvert des moyens d'oublier sa souffrance qui démontrent sa vanité

a) 1er moyen : l'imagination qui a le pouvoir de procurer un bonheur factice

-> F41

En effet, l'imagination détourne les H de l'idée de leur condition faible. Elle leur permet de ne pas penser en leur fournissant des sujets de gloire, d'orgueil et au final en flattant leur amour propre. Ce qu'elle procure n'est pas durable.

 

b) 2eme moyen : le divertissement qui est employé par les H pour éviter de penser à leur misère

- FORCE DU DIVERTISSEMENT

-> F126 : roi, H que l'on ne cesse de divertir; F? : H en deuil qui oublie sa peine par la chasse

- LE PLAISIR N'EST PAS LE BONHEUR

-> F123 : dialogue avec une loi universelle qui nous montre que le divertissement est dépendant de conditions sur lesquelles l'H n'a aucune prise

 

c) 3eme moyen : toute activité humaine est un divertissement

-> F74 : activité scientifique, foyer... = passe-temps qui permettent à l'H de ne pas réfléchir à son destin et à la mort qui l'attend; F126

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par dupuyL2 - Publié dans : Litté : Pascal
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Samedi 30 janvier 2010 6 30 /01 /Jan /2010 16:21
=> Fiche intro

La puissance économique de l'Union Européenne

- L'UE est une puissance économique de part sa concentration de métroploes et métropoles mondiales et son PNB très élevé.
- Mais l'UE est en difficultés par ses contrastes de richesses entre l'europe de l'ouest et l'europe de l'est, ainsi que les disparités spatiales et économiques.
la diversité de l'aire européenne marquée par une disparité spatiale et économique constitue-t'elle une force ou une faiblesse pour l'affirmation de sa puissance?

I - Les manifestations de la puisssance européenne

A - Une espace de production majeur de la Triade

1 ) une puissance agricole productiviste modiale
dossier p 158

L'UE est un acteur agricole majeur :
- 1er producteur mondial de blé
- 2ème producteur mondial de porcs
- 3ème producteur mondial de maïs
- 4ème producteur mondial de bovins
L'UE a une agriculture intensive, productiviste, avec un agrobusiness. L'UE est le premier exportateur mondial en céréales et agroalimentaire. L'UE exporte vers l'Asie, l'Amérique du Nord et beaucoup à l'intérieur du continent européen.

2 ) L'industrie européenne est la première du monde
L'industrie européenne représente 20% de l'industrie mondiale (valeur et emploi), alors que les USA concentrent 16,2% pour la valeur et 15% pour l'emploi.  C'est le berceau de la civilisation industrielle avec un tissu industriel diversifié, avec la sidérurgie européenne qui représente 20% de la sidérurgie mondiale, l'UE  tient le premier rang au niveau de l'industrie chimique, et assure sa présence au niveau de la production automobile et des industries agro-alimentaires. Mais la puissance se manifeste surtout par la réussite de certaines industries de pointe comme BASF ou Nokia, avec l'aéronautique ou les hydrocarbures.

3) le dynamisme des services
L'UE représente 25% de la valeur des services dans le monde, contre 22% pour les USA. Les services occupent 70% de la population active, et apportent 70% du PNB européen. On observe 7 pays européens parmi les 10 premiers mondiaux du secteur. (USA => RU => Allemagne => France => Japon). L'UE est un fort exportateur de services avec des activités comme la distribution, les banques, les entreprises de conseils par exemple.

B - La puissancce commerciale et financière
1 ) Première puissance commerciale  du monde
p.151 et carte p.149
- L'UE occupe la première place mondiale au niveau du commerce, bien en avant par rapport aux autres pôles de la Triade. Ils exportent 3 fois plus. Cependant, 64% des flux d'importations sont des flux internes à la région, qui se font d'Europe à Europe.

2) La puissance financière
8p25 et 1p151

L'UE est le premier emmetteur et le premier récepteur d'IDE mondial. Cela lui permet d'assurer sa présence dans le monde et permet de développer les activités économiques sur le territoire.  C'est révélateur de l'activité exercée par son économie.
Londres est une puissance économique mondiale, elle joue un rôle essentiel dans l'Archipel Métropolitain. C'est la deuxième place financière après Wall Street, elle occupe la 1ère place sur le marché des chages, de l'assurance et de la réassurance. Elle a un rôle décisionnel sur les marchés à terme : pétrole, métaux précieux, produits tropicaux, fourrures, peintures et oeuvres d'art.

I - les espaces de puissance
docs 5,6,7,8 p 153 et carte 2p149
A - Les métropoles
Les métropoles participent fortement au dynamisme de l'UE, on parle alors de polycentrisme européen. De nombreuses métropoles internationales qui fonctionnent en réseau fortement liées entre elles par un réseau de communication densse, et relié au reste du monde notamment par les hubs et le réseau maritime par la Manche et le Mer du Nord.
B - Au sein de l'UE, un espace plus dynamique
La dorsale Européenne qui s'étend de Londres à Milan est l'espace le plus dynamique, par ses pôles de recherche, sa haute technoloqie et ses centres décisionnels.

L'Europe est donc sans contestation possible une grande puissance. Celle-ci repose sur de nombreux fondements et est liée à de nombreux acteurs.

II - Les acteurs et les Facteurs de puissance

il y a plus de 500 millions d'habitants dans l'UE, avec une main d'oeuvre hautement qualifiée, formée, avec un fort pouvoir d'achat (en moyenne 21000 $ par habitant) C'est une population éduquée.

B - Etats et entreprises (doncs 4&5 p 23 et photo p 145)
L'UE est dotée de puissantes FTN, les Etats développent de forts projets industriels. On observe des entreprises européennes plus riches que certains Etats, comme la Thaïlande.

C - La politique économique Européenne
Elle ne porte pas que sur la politique agricole mais aussi sur le développement et la cohésion régionale.

1 - La politique d'aide et de cohésion régionale
- buts et priorités : Réduire les écarts de développement, effectuer une reconversion socio-économique. Subventionner les zones en retard, les zones rurales, les banlieues. La formation professionnelle et la coopération transfrontalière.
- moyens : Politique financée par les fonds structurels. (cf doc "politique de solidarité régionale")
=> axe convergence : aide  les régions en retard : 81 % du budget structurel
=> axe compétitivité : 16 % du budget structurel
=> axe coopération : 12% du budget structurel
Le but de cette politique est l'harmonisation du territoire

2 - La politique agricole commune (voir cours histoire thème 2 construction européenne)
Un ensemble de facteurs qui ont assuré un fort développement amis qui actuellement sont fortement mis en cause.

III - Les limites de la puissance Européenne
A ) L'évolution démographique
Population vieillissante, avec une très faible augmentation de la population qui commence à stagner.

B ) La recherche développement
L'UE dépense moins que les USA pour l'éducation, avec une faiblesse des dépenses privées. L'UE est inférieure aux USA et au Japon en ce qui concerne la recherche développement et l'exportation des nouvelles technologies et brevets déposés.

C) Le défi des disparités régionales au sein de l'Union Européenne

Par dupuyL2 - Publié dans : Géo
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Mercredi 20 janvier 2010 3 20 /01 /Jan /2010 13:46
Notions : conscience, interprétation, sujet, autrui, vérité, existence, temps, art, réel

I- Conception idéaliste et empiriste du langage
a) le langage sert-il à communiquer?
b) critique empiriste de la conception idéaliste
c) le langage comme tableau
dà parler métaphoriquement de l'existence, du temps

II - Le problème de la parole
a) la critique de la conception empiriste
b) la notion de jeu de langage
c) pragmatique
d) langage et vérité

Intro : Le problème du sens


Tout d'abord, le langage signifie des idées dans l'esprit de ceux qui parlent, c'est le concept communément admis. Ensuite, le langage signifie des choses de la réalité, c'est l'approche empiriste, pour qui parler c'est odonner du sens aux choses.
Enfin, les paroles signifient en fonction du comportement que les individus adoptent. Parler c'est adopter un comportement.

A travers ces 3 façons de voir le langage, se posent des problèmes :
- la représentation : il s'agit de se demander à quoi ser le langage : à communiquer nos idées ou bien à représenter le réel, c'est à dire le connaître?
- il s'agit de déterminer en quoi les approches idéalistes et empiristes ne suffisent pas. il faut alors se penscher vers le pragmatisme.
- La syntaxe : l'étude des signes entre eux (en français). Nous n'aurons pas une approche syntaxique mais une approche sémantique, c'est à dire l'étude des choses.

Pragmatique : notion acte, contexte, performance

I - Conceptions idéalistes et empiriques du langage
A - le langage sert-il à communiquer?


texte d'Aristote, issu de "l'Interprétation"

La réalité est transmise par la pensée. les cris du bébé symbolisent ses états d'âme. les mots ne désignent pas directement les choses de la raison, il faut passer par les  "états de l'âme". Le langage est une représentation d'une représentation. Dans ce texte, on distingue 2 niveaux :
- la signification à l'égard des choses de la réalité (objet) s'effectue à travers une signification dans l'esprit de cului qui parle.; pour Aristote, la réalité est représentée une première fois au niveau pré-olinguistique (pensée), et le langage représente, symbolise concrètement cette première représentation mentlae. De cette thèse l'on peput dire que le langage doit être le plus près possible de cette rreprésentation intérieure.  C'est à dire qu'il ne doit pas la trahir.
Cette thèse aura une grande postérité, puisqu'on la retrouve chez une multitude de philosophes. 

Chez Hobbes, les états d'âme ne sont pas communs à tous. La pensée est comme un langage privé. Le premier un usage général, la notification des pensées, suppose un "langage privé". La communication suppose un langage public.

4 abus :
- Mal noter ses pensées (langage privé)
- Faire un usage métaphorique du langage
- Mentir
- Utiliser le langage non pour singifier nos pensées, mais pour blesser, assoir un certain pouvoir sur autrui.

Les abus de la langage chez obbes constistent toujours de la mise en question entre pensée et marque des pensée, et marque des pensées avec signes du langage.
Pour Hobbes, le langage doit en quelque sorte etre transparents, c'est à dire qu'il doit laisser voir les pensées. Si Hobbes condamne la métaphore, c'est parce qu'elle affaiblit les rapports entre la pensée et son expression. Dans le cas du mensonge, c'est la même chose, sauf qu'il s'agit cette fois d'une intention ou d'une volonté.

B - Critique empiriste de la thèse idéaliste


La thèse idéaliste est correcte si l'on présuppose qu'il existe des représentations internes telles qu'elles ne puissent être exprimées verbalement. Dans cette conception, il faut supposer qu'il existe des pensées inneffables. Wittgenstein va montrer que cela n'est pas, qu'il n'y a pas quelque chose d'ineffable, d'inexprimable, mais que cet ineffable n'est pas quelque chose d'intérieur, ce n'est logiquement pas possible. Pour qu'il y ait des pensées ineffalbes, il faut supposer qu'il existe un sujet des pensées qui puisse prendre ces pensées comme objet.
Wittgenstein compare le problème de la pensée à celui du champ de vision, dans le Tractatus, lorsqu'il dit que l'esprit est comme l'oeil dans le champ de vision, de même que rien dans ce dernier ne permet de déduire qu'il est vu par un oeil, rien dans la pensée ne permet de déduire qu'elle est pensée par une pensée. Donc si on ne peut pas se voir voyant, on ne peut pas se penser pensant. J'ai consicience de penser, c'est tout.

C - Le langage comme tableau

La difficulté dans la thèse idéaliste-subjectiviste c'est qu'elle suppose un moment tout à fait particulier où la pensée se saisirait elle-même en tant que pensée, indépendamment de l'utilisation dde tous signes ou symboles, de mots. Nous avons donc vu les difficultés logiques que cela pose. La thèse empiriste supprime donc du raisonnement du langage l'étape intermédiaire de la signification des choses, du pour ou dans un esprit.

Dans ce cas, le langage est l'image directe de la réalité. Cela signifie que le langage est essentiellement une image de la réalité. Wittgenstein prend l'exemple des hiéroglyphes égyptiens, qui expriment une image visuelle pour une idée. Rechercher le sens d'une propositiion pour Wittgenstein, c'est savoir ce qui aarrive lorsqu'elle est vraie. Donc ce à quoi réfère une proposition, une phrase, ce n'est pas à un ensemble d'idées dans l'esprit de queslqu'un, mais à un fait. Pour Wittgenstein, le langage peut être compris par analogie avec le plan d'une machine. la proposition ou le langage est au fait ou la réalité ce que le plan est à la machine. " Ce que le tableau représente constitue son sens", "le fait d'être tableau implique qu'il y ait quelque chose de commun entre le tablleau et ce qu'il représente". Wittgenstein dit ici qu'il existe pour lui une même forme logique entre le langage et la réalité (entre le fait et le tableau). Wittengenstein présuppose qu'entre le langage et la réalité existe une communauté magique (?) Cette forme commune est inéffable, elle peut se montrer notamment en art. Pour Wittengenstein, à travers l'art on ne dit rien, mais on montre. C'est donc la thèse empiriste. "un état de chose est pensable" signifie que nous pouvons en faire un tableau. Donc penser quelque chose c'est s'en faire un fait de la réalité, logiquement il est impossible de représenter la réalité dans sa totalité.
Je ne peux pas sortir de mon existence pour dire ce qu'elle est. Donc tout ce qui sera de l'ordre de la signification totale (Hegel) sera inexprimable. Cela signifie que la religion, la morale et l'ethétique sont d'un autre ordre.

D - Parler métaphoriquement de l'existence

Dans le Tractatus, Wittgenstein dit  au 6431 "de même qu'à la mort le monde ne change pas, mais cesse". Il dit également que "la mort n'est pas un évènement de la vie, la mort ne peut être vécue". "L'immortalité temporelle de l'âme humaine, c'est à dire son éternelle survie aussi après la mort n'est garantie d'aucune manière"
Avec Wittgenstein, on ne peut donc rien dire de vrai de la mort, car elle n'est pas un fait pour nous. On ne vit pas la mort, reste donc deux solutions pour lui :
- a) je ne meurt jamais, je suis immortel
- b) je meurs sans vivre ma mort

64312 permet de régler a) car quand nous disons que nous vivonss toujours après la mort, nous ne savons pas ce que nous disons puisque nous ne savons pas de quoi nous parlons. Pour Wittgenstein l'idée du'une vie éternelle reste très énigmatique. C'est un ineffable pour tout le monde. 6431 permet dd'expliquer b) puisque l'on cesse de vivre à sa mort. Donc ce que montrent les analyses de Wittgenstein est que tout discours sur la mort parle d'autre chose au la mort : l'existence, ou se réduit à des jeux de mots, c'est à dire des métaphores. la mort, c'est la limite de mon monde et je ne peut pas me situer sur la limite pour en dire quelque chose, ni en dehors de l'existence pour en parler. Donc, de même qu'on ne peut pas parler de la mort, on ne peut pas parler d'Existence, parce que cela supposerait que l'on se situe à l'exterieur d'elle. Ainsi la question "l'existence à-t'elle un sens" Pour Wittgenstein, c'est un question qui n'a pas de sens, un faux problème. Personne ne pose se genre de questions sans intérêt. Sur les propositions éthiques, Wittgenstein dit qu'elles ne se réfèrenet à aucun fait. Elles représentent ce donc nous ne pouvons pas parler. Elles relèvent de l'ineffable, de l'insensé. Wittgenstein dit "ce dont on ne peut parler, il faut le taire". Les propositions éthiques concernet la valeur de l'existence, et de façon plus générale les problèmes de la vie. Or, pour Wittgenstein, ces interrogations fondamentales ne peuvent être exprimées, et donc ne peuvent pas être résolues dans les limites du langage. il yt a une tendance en l'homme à vouloir mettre des mots sur des angoisses. c'est à dire une tendance à s'élancer contre les frontières du langage. L'art se présente également comme une tentative de dire l'indiscible. Dans l'experience esthétique, la subjectivité du spectateur troouve un point d'accord avec le monde qu'elle appréhende comme une totalité. Par exemple, dire qu'une pièce de Schubert est mélancolique, ce n'est pas énoncer une proposition vraie. C'est plutôt adopter une certaine attitude par rapport à l'oeuvre.

II - Le problème de la parole
A) Critique de la thèse empiriste de Wittgenstein


1 - H2O
2 - Le livre est sur la table
3 - Je déclare la séance ouverte
4 - Mange ta soupe
5 - Je t'aime

Quel est le défaut principal?
Seules les propositions de type scientifique penvent recevoir un sens vrai. Or les propositions 3, 4 et 5 ne représentent pas des faits (scientifiques). 1 et 2 représentent bien la réalité. En effet, 3 ne décrit pas une ouverture de séance. Parler c'est faire. C'est une proposition qui n'est ni vraie ni fausse, c'est un énoncé performatif.
Qu'est-ce que la proposition 4 ? 4 ne décrit pas un fait. Donc dans les cas 3 et 4, le sens des propositions ne tiennent pas au fait qu'ils sont des tableaux ou des faits.

Les paroles sont des actes
"Je t'aime" peut apparaître comme la description d'un sentiment intérieur. Mais si tel est le cas, on se tient au problème suivant : Comment est-ce que je sais que ce que je ressens doit être décrit de cette façon? Parce que je l'ai appris.
ex : dire "je t'aime" au boulanger n'a pas de sens
Le fait de dire "Je t'aime" est performatif et perlocutoire. C'est une parole qui suppose un acte, ca décleche une réaction importante. Le fait de dire "Je t'aime" à quelqu'un peut changer totalement les rapports entre ces personnes. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle on s'abstint de le dire. Nous voulons éviter la modification des rapports sociaux. La thèse de Wittgenstein semble donc trop radicale.

B - La notion de jeux de langage

Texte d'Austin

Sa thèse consiste à dire que les usages de langage sont trop multiples et différenciables pour qu'une théorie du langage soit possible. La thèse de Wittgenstein qui consiste à dire que le langage réfère à des faits est donc tro général pour Austin.
Lorsqu'il parle de "jeux de langage", il prend l'exemple des jeux. Il constate que les jeux sont tous différents. Ils n'ont rien de commun, sinon ce qu'il appelle "un air de famille". il dit la même chose à l'égard du langage. Il n'y a pas de théorie générale, mais des "airs de famille".
L'air de famille en l'occurence est l'existence d'une règle. Maitriser les différents jeux de langage permet de muliplier les possibilités de signification. Le mensonge est un jeu de langage particulier. Et ne pas savoir mentir peut être considéré comme une non maîtrise de ce jeu. C'est une infirmité, indépendamment du problème moral. Le discours philosophique est lui aussi un jeu de langage.
On constate que parler c'est se situer dans un comportement global de signification auquel les jeux de langage participent. Pour l'exemple "Je t'aime", la signification varie en fonction des contextes, que l'on soit au théatre, dans une relation particulière... Cet exemple montr qu'elle peut être comprise conceptuellement et contextuellement. Le langage siginifie en fonction de l'usage que nous en faisons.

C - La notion de pragmatique

texte de Searl

L'auteur montre que la langage doit être compris à partir de la notion d'acte. Donc la signification n'est pas dans le mot, il n'est pas non plus dans la phrase, mais dans la production d'une phrase dans un contexte.  Tout acte de langage suppose des règles implicites. Par exemple, le cas de l'ordre ou d'une promesse.
La notion d'acte de langage met en évidence l'intentionnalité.
Parler en vue de quelque chose, c'est ce qui pour Searle fait la différence avec un bruit ou de simples taches sur un papier. C'est l'intention fait le sens de la phrase.  Ce qui importe dans l'étude du langage, c'est l'analyse conceptuelle des usages que nous en faisons.
Ex: masque africain qui est une oeuvre d'art qui cumule les contextes
La proposition 3 "je déclare la séance ouverte" impose un contexte institutionnel spécifique qui est celui du droit. Pour que 3 ait un sens, il faut que j'accepte la procédure, certaines règles implicites. L'ouverture de la séance suppose un acte de langage dans une certaine culture, à un certain moment, et avec certaines personnes.

D - Langage et vérité

L'analyse précédente nous conduit à remettre en question le bien fondé de la distinction entre vrai et faux. Si H2O et Le livre est sur la table peuvent être dits comme vrai ou faux, cela est impossible pour Je déclare la séance ouverte et Mange ta soupe. Pour Je t'aime, le problème n'est pas celui de la vérité mais de la sincérité.
La plus grande partie de nos propos ne concerne pas la vérité. Ce qui donne un sens à nos propos c'est qu'ils sont effectués dans un contexte. Par exemple, la politesse.
Le contexte le plus important pour nous est celui du social, moral. Donc pas de vérité, mais une bonne proposition.
Ex : contexte esthétique, artistique, religieux
Quand une phrase est prononcée au théatre, c'est moins pour dirre quelque chose de vrai que dans l'intention de montrer quelque chose à quelqu'un. Mais est-on certains que le contexte fictionnel n'a aucun rapport avec la question de la vérité?
L'oeuvre d'art est une fiction. Elle correspond avec la réalité.
L'oeuvre est une fiction, mais particulière. L'oeuvre d'art est la constitution d'un mode posible et donc c'est constitution d'autres vérités possibles. Cela siginifie deux choses :
- Que pour comprendre le monde dans lequel je vis, j'ai souvent besoin de me rattacher à des personnages, des éveènements fictifs.
- les fictions construisent des mondes possibles qui permettent par des contrastes de comprendre la particularité du monde dans lequel je vis.

Cela nous montre que le langage ne sert pas qu'à communiquer ou à proposer un délassement aux amateurs de poésie et de romans. Dans ce cas, il sert essentiellement à construire des mondes. le notre et d'autres possibles, il sert à la connaissance. La connaissance semble consister en une bonne part de notre capacité à utiliser des jeux de langage.


Texte de Bergson

Le moi profond est pour lui un mode connaissance à part entière, qui nous fait coincider avec ce qui est imaginable et nous fait saisir la réalitté par l'intuition. La connaissance intuitive nous fait retrouver la durée toute pure (forme que prennent nos états de conscience quand notre moi se laisse vivre, quand il s'abstient d'établir une séparation entre l'état présent et les états (manque un mot)
" La durée représente l'étoffe même de notre moi. Nous avons un devenir initerroppu qui dévoile la réalité de notre conscience. Ce devenir qualitatif est superficiel, imprévisible car le moi profonc est social, aussi liberté.
Le moi superficiel sont les habitudes mises en place par la société, qui occulte notre vie profonde. Quand sommes-nous libres? Quand nous dépassons la croûte de notre moi superficiel. Il faut donc dépasser le langage, l'approche sociale, car la liberté s'exprime de notre identité, de notre personnalité.
C'st le moi d'en bas qui rejette la vérité. On a donc le jaillissement du moi profond. La vie intérieure est la mémoire. elle se présente sous deux formes différentes :
- L'habitude , les automatismes
- la  mémoire authentique : MON histoire, la mémoire pure, le passé qui survit en moi, sous forme de souvenirs purs, la mémoire pure contient tout notre passé, et elle représente notre réalité profonde.


TOPO sur Wittgenstein par Mr Quinio

                Ludwig Wittgenstein (1889-1951)

« La solution du problème que tu vois dans la vie, c’est une manière de vivre qui fasse disparaître le problème »
Remarques mêlées.

    L’adage peut sembler élémentaire mais il guide Wittgenstein à la fois dans sa vie et dans son travail. Doté d’un remarquable esprit logique, il a multiplié les expériences, sans jamais abandonner son exigence de rigueur. Tour à tour ingénieur, soldat, instituteur, assistant jardinier, architecte, professeur de philosophie, aide-soignant, chercheur en psychologie, il n’a publié qu’un seul ouvrage de son vivant. Dans toutes es autres expériences existentielles, il s’agit aussi toujours pour lui de résoudre ses difficultés intimes en se transformant, en orientant sa vie ans un sens juste ou « décent » pour reprendre une formule qui revient souvent sous sa plume. Cette forme d’honnêteté, Wittgenstein la recherche dans ses pensées et surtout dans ses actes : le rapport à soi est une affaire strictement personnelle qui ne peut se communiquer mais peut se montrer.

    Langage.
   
Pour Wittgenstein, les problèmes de la pensée (le sujet, la conscience) doivent être traités par une analyse du fonctionnement du langage : « Penser, c’est utiliser des signes » Cahier bleue.  Le retour aux usages ordinaires de la communication et de la vie sociale (cours langage, le problème de la parole) permet alors de rompre avec les illusions de la métaphysique.

Le Tractatus développe une conception du langage fondée sur la correspondance entre les propositions et les faits du monde. Une proposition est vraie si elle est l’« image de la réalité » Tractatus 4.021, autrement dit si l’état de chose qu’elle représente existe (« le livre est sur la table ». Et inversement : par exemple, « la mer est rouge » est une proposition fausse parce qu’aucun fait ne lui correspond. Wittgenstein cette conception d’un langage figuratif qui est, finalement, aussi contestable que la conception idéaliste, puisqu’il suppose une définition idéal du langage càd une essence unique.
Dans les Recherches philosophiques, § 23, il expose la notion de « jeu de langage », expression qui renvoie à des usages, des activités diverses telles que donner des ordres, exprimer ses volontés à autrui, résoudre des énigmes, faire une plaisanterie… ces jeux restent ouverts et sont liés entre eux par des analogies et des différences càd ils présentent entre eux un « air de famille » (exemple des jeux pris en cours) et non une unité d’essence comme dans les approches platonicienne et idéaliste. Le langage n’est donc pas quelque chose de figé et immuable. De nouveaux jeux de langage apparaissent régulièrement (pour parler des « installations » en art), d’autres tombent dans l’oubli (la « grâce » pour parler de la bonté de l’homme. Cf cours Culture/ Rousseau). Enfin, ces jeux de langage s’entrelacent à des pratiques, des comportements extra linguistiques. Bref, le fait de parler est indissociable de ce qu’il appelle une « forme de vie », notion qui peut être synonyme d’activité, au sens où les êtres humains communiquent en tant qu’acteurs dans des contextes variés, définis par des usages et des habitudes (« je déclare la séance ouverte », « je t’aime »).

Thèse : ce n’est que dans une manière d’agir déterminée (règles implicites), à l’intérieur d’une même forme de vie, que le sujet d’une communauté apprend un langage, lui donne un sens et interagit avec autrui.  


Usage.

La notion de « jeu de langage » est intrinsèquement liée à l’idée que le sens dépend de l’usage concret. Au § 43 des Recherches philosophiques, Wittgenstein explique que la signification d’un mot n’est rien d’autre que son emploi dans le langage. Il donne l’exemple suivant : « si quelqu’un dit " Moïse n’a pas existé ", cela peut signifier différentes choses. Notamment : les Israélites n’avaient pas qu’un seul guide quand ils ont quitté l’Egypte, ou : personne n’a existé qui ait accompli tout ce que la Bible attribue à Moïse, ou etc. » § 79. Le sens du mot Moïse tient donc à l’usage qui en est fait dans nos jeux de langage, et il sera différent selon qu’il est employé dans un récit, dans un document historique, ou en tant que prénom d’un ami. Contre toutes les théories linguistiques (F. de Saussure, N. Chomsky, Lévi Strauss) pour lesquelles la signification consiste en l’association d’un d’une image (mentale ou objective) avec un signe, le concept de jeu de langage ouvre plutôt sur une dimension pragmatique càd renvoie aux règles d’application qui gouvernent les emplois des expressions. Idem pour la proposition « je t’aime » vue en cours. Le langage est un peu pensé comme une « boîte à outils » § 11 Recherches philosophiques.


Règles.

Les règles constituent l’instrument par lequel les hommes s’entendent dans des formes de vie ordinaires. Pour employer des jeux de langages, les hommes suivent des règles de grammaire qui, sans prédéterminer d’une façon normative leur comportement, fournissent toutefois les critères corrects de nos comportements, pour être compris. « correct » signifie ici conforme à une habitude partagée par une communauté d’individus. C’est toujours à l’intérieure d’une communauté (scientifique, économique, religieuse, juridique, philosophique, etc.) que l’on apprend l’usage des règles. Ces dernières sont donc à la fois nécessaires et conventionnelles et elles sont par nature publiques. La convention est le fondement naturel de la société humaine. Ce n’est pas la raison, le désir, la subjectivité ou la conscience. Il est impossible de créer et de suivre une règle à titre privé, car, pour être établie et avoir une valeur, celle-ci doit pouvoir être évaluée et adoptée par les autres. Ainsi, un « langage privé » qui ne serait « parlé » et compris que par soi même est un non sens parce que tout langage suppose des critères d’application communs. Lorsque les thèses idéaliste et subjectiviste déclarent l’existence d’un ineffable purement subjectif, elles ne parlent en fait de rien… On peut donc parler pour ne rien dire ! Les réflexions de Wittgenstein sur le langage apporte un puissant argument contre la philosophie solipsiste (le sens de la réalité est élaboré par un esprit, une conscience, une subjectivité).


Mal aux dents.

               Wittgenstein prend souvent l’exemple de l’expression « j’ai mal aux dents » et considère que celle-ci ne désigne pas une expérience privée. D’une façon générale, il n’existe pas, selon lui, une intériorité cachée, un monde intime d’idées et de sensations ; celles-ci ne sont pas des objets mentaux que le sujet de l’expérience possèderait et connaîtrait grâce à l’introspection, grâce à « l’œil de l’esprit » (« l’œil ne se voit pas voyant, de même, la pensée ne peut se penser pensante »). Contre toute approche sur le modèle de l’introspection, Wittgenstein adopte un point de vue grammatical selon lequel « j’ai mal aux dents » -au même tire qu’ « au secours ! » n’est qu’un appel à l’aide- est une expression de douleur qui se substitue au cri primitif de l’homme (préhistorique ou l’enfant qui ne parle pas encore). Ainsi, les énoncés construits à la première personne sont des actes expressifs qui ne reposent pas sur une quelconque observation intérieure. Ces énoncés diffèrent des propositions à la troisième personne du singulier (« il a mal aux dents »), lesquelles peuvent être validées objectivement. La critique de l’idée d’intériorité n’a pas pour but de nier l’existence de l’ineffable mais d’en donner une description exacte. Elle a pour but de dissiper une illusion philosophique, celle d’un sujet, clos sur lui-même et parfaitement conscient du sens de ses sensations et d ses actes réflexifs, qui prendrait sa pensée comme objet, immédiatement, sans référence à un système de signe, sans référence à un jeu de langage. Wittgenstein substitue donc à l’ego cartésien (voir sur le cours sur la conscience) un être incarné faisant partie d’une communauté linguistique, faisant partie d’un « nous ».   

Ethique.

C’est le domaine de l’indicible. L’éthique concerne la valeur morale de l’existence et plus largement les problèmes de la vie. Or, pour notre philosophe, les interrogations fondamentales de ce type ne peuvent être exprimées, et de surcroît résolues dans et par le langage. Même s’il existe chez l’homme une tendance à vouloir mettre des mots sur ses angoisses, l’éthique demeure hors d’atteinte. Cet accent mystique se retrouve dans ses remarques sur la religion et l’art. Ce dernier se présente également comme la tentative de dire l’indicible. Mais ces deux tendances « s’élancent contre les frontières du langage » Conférence sur l’éthique.  Dans les deux cas, ce sont des choses qui ne s’expliquent pas, mais se ressentent. Par exemple, dire qu’une œuvre de Schubert est mélancolique, ce n’est pas énoncer une proposition fondée, cela revient plutôt à dessiner un visage, à faire un mouvement de la main ou à danser càd adopter un certain comportement.

Canard/lapin.

Dans les tests psychologiques, une illusion d’optique est fréquemment utilisée. Il s’agit d’un dessin ambigu, silhouette que l’on peut percevoir tantôt comme un lapin et tantôt comme un canard, selon que l’on considère son extrémité comme des oreilles ou un bec.  Pour Wittgenstein, cette possibilité ne relève pas seulement de la perception, d’un voir simple. Elle se situe à mi chemin entre la perception et la pensée consciente et requière la notion d’un « voir comme ». Or, si la question de la perception simple revient aux sciences expérimentales, celle du « voir comme » est un problème conceptuel (cf cours langage : toute compréhension d’une phrase est conceptuelle) qui concerne la philosophie. Cet emploi du mot « voir » fait référence à la ressemblance entre deux visages. Au lieu d’affirmer « je vois quelque chose », je dis dans ce cas : «  je vois une ressemblance entre ces deux visages ». ce dernier usage du mot « voir » relève d’une certaine expérience et nous conduit à modifier notre perception d’un objet, tandis que celui-ci ne change pas. De même qu’il n’y a qu’un dessin, le canard/lapin, il n’y a qu’une réalité. Mais, ma perception est déjà une interprétation en fonction des anticipations que je possède. Cf cours interprétation et art.      



Par dupuyL2 - Publié dans : Philo
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Lundi 18 janvier 2010 1 18 /01 /Jan /2010 21:03
I - A la fin de la guerre froide (milieu des années 70 - 91)

A - Les dernières tensions
1) Le repli étatsunien


Le Vietnam est entièrement communiste, et le Cambodge est contrôlé par les Khmers rouges et le Laos a également basculé dans le communisme. De plus, l'Iran rompt avec les USA. Le Shah d'Iran était une dictature, et l'opposition sera menée par lle religieux Ayatollah Khomeiny, réfugié en France. Il va profiter d'une révolution en Iran pour s'emparer du pouvoir, et ainsi se positionne contre les USA en 79, dont il prend en otage l'ambassade pendant plus d'un an. De plus, l'Amérique Latine souffrer d'une montée de la guerilla communiste du Nicaragua, Salvador et à Grenade. Economiquement, les USA sont sur une mauvaise pente, avec la chute des accords de Bretton Woods, la non-convertibilité du dollar en or. De plus, Nickson, dans l'affaire du Water Gate, va être accusé d'espoinnage du camp démocrate durant les élections, ce qui le conduit à la démission. Donc le système politique des USA est fraigle.

2) Le renforcement soviétique


Sous Brejnev, l'URSS entre 75 et 80 profite du recul des USA pour avancer. Ils gagnent le vietnam, le laos, le cambodge, l'angola, le mozambique et l'étiopie. L'URSS rattrape son retard nucélaire, et dépasse même les USA sur le nombre d'gives. Mais les dépenses militaire du pays représentent 15% du PNB.
ils installent des missiles SS20 dirigés contre l'europe de l'ouest, avantage que ne possède pas les USA. L'URSS poursuit ainsi son extension en envahissant l'Afghanistan, car c'est un pays frontalier, un passage pour les routes  de pétrole et l'ouverture sur la mer en 79.

3) "America is back"

Roanld reagan succède à Jimmy Carter. il va dénocner l'URSS comme "l'Empire du Mal", donc il rompt avec la détente entre les deux grands. Cela va se traduire par une série de mesures en représailles de la politique soviétique menée, c'est à dire l'invasion de l'Afghanistan, les SS20, les américains vont décider l'embargo sur les céréales vers l'URSS et vont aussi boycotter les JO de Moscou en 80. De plus, ils vont soutenir militairement les résistants Afghans, les talibans.

Pour contrer les guerillas Marxistes, les USA vont aider les dictatures. On va également installer des missiles en Europe, les Pershing. On développe également le programme IDS : Initiative de défense stratégique.

B - La chute du bloc soviétique
1) Un système bloqué

L'URSS va se retrouver bloqué en Afghanistan, car ils ont du mal à l'emporter ddans les montagnes. Cela va discréditer l'URSS face au tiers monde. Les contestations sont nombreuses en Europe de l'Est, et le Soldarnöse est discident, sous le leader Lech Walesa. De plus le papae les soutient.
la Pologne va donc servir d'exemple, la hongrie suit l'URSS mais libéralise son économie. La Roumanie ne va pas suivre le boycott des JO de Los Angeles.

L'économie de l'URSS est plombée par 15% de dépenses militaires. Cela contribue aux problèmes de pénurie, on appelle cela l'économie de la file d'attente. De plus, c'est une gérontocratie, c'est à dire qu'ils sont gouvernés par des vieux. En 1985, ils vont choisir un petit jeunot, Gorbatchev. il engage alors 2 réformes, la Glasnost et la Perestroïka.

2) Glasnost, Perestroïka et échec des réformes

L'URSS est au bord de la faillite, le système va exploser si l'on ne le réforme pas. Mais politiquement tout est bloqué par la nomenklatura, la classe des dirigeants communistes,  qui bloquent toute modification politique. Gorbatchev va donc mettre en place la Glasnost, une forme de libéralisation de la politique, une plus grande liberté d'expression et une prise de décision plus transparente, ainsi que la libération des opposants. Cela va permmetre à Gorbatchev de mettre en place la Perestroïka, une grande restructuration. Elle consiste à réinvestir l'économie privée dans le pays. De plus, L'URSS n'a pas les moyens pour sa politique extérieure. Il va donc réinvestir les dépenses étrangères. Cela conduira à un désengagement en Afghanistan, ils cessent d'aider le Nicaragua et l'Angola. Donc Reagan estime qu'il peut entamer une relance du dialogue, ils signent les accords de désarmement. Le Traité de Washington prévoit la destruction des missiles en Europe. En juillet 91, l'accord Start 1 prévoit la destruction de 15 à 30 % des armes stratégiques. Cela a pour conséquence sur les démocraties populaires que Gorbatchev va mettre fin à la doctrine Brejnev. En déclarant que l"URSS n'interviendra plus dans les affaires des pays. Donc les démocraties populaires deviennent libres.
En 89, la mur de Berlin chut, suivi par les démocraties populaires. On date la fin du bloc soviétique vers fin 90.
En RDA, après la chute du mur s'engage immédiatement un processus de réunification. Or en réalité, la RDA rejoint la RFA. Cela est mené par kohl. La première unification est par la monnaie, le Deutschmark., en juillet 90, puis en ictore 90 a lieu l'unification des Etats, rendue possible par la signature du traité "2+4" C'est la reconnaissance par les alliés de la réunificationn allemande. ce traité annonce la fin de la présence militaire soviétique et l'adhésion de la RDA à l'ONU.
Les mouvements nationallistes dans les Républiques démocratiques soviétqiues vont proclamer leur indépendance des mars 90. Gorbatchev décide de ne pas répliquer, mais des conservateurs vont tenter un coup d'état en 91, contré par laction du président de la fédération Russe. En décembre 91, les Presidents des Fédérations de Russi, Ukraine, Biélorussie, constatent la disparition de l'URSS.
Le 25 décembre 91 sera la démission de Gorbatchev, c'est à dire la chute de l'URSS. Par la suite, la Russie prendre la place de l'URSS à l'ONU.
C'est alors la fin de la guerre froide, et semble signer la fin du communisme, seuls survivants la chine, cuba et la corée du nord.

II - La victoire du modèle américain

A - L'apparent triomphe du modèle libéral


Après la chute du communisme, les anciennens démocraties populaires choisissent le modèle occidental et démocratique, ainsi que l'économie de marche.
ils percoivent des aides financières pour éciuter les conflits. Dans les années 80, la Vhine met en place une économie de marché, tout en restant communiste (dictature). On assiste donc à une uniformisation du monde, et le philosophe américain Fukuyama déclarera la "fin de l'histoire".
Mais cette vision idéale est très vite contestée car il y a une multiplication des confflits et une contestation dee plus en plus grande envers le modèle américain, avec notamment l'émergence de l'islamisme.

B - Une hyperpuissance contestée?

Ils sont désormais seuls dominants du monde, en cumulant plusieurs formes de puissances.
Tous d'abord, ils possèdent la puissance militaire, ils sont les seuls à pouvoir mobiliser très vite des forces armées, cela s'explique par le fait qu'ils aient des flottes dans tous les océans, avec des portes avions. Ils deviennent les gendarmes du monde. Cela s'explique par leur énorme budget militaire. Enn 2004 : 400 milliards de dollars. Ils possèdent la moitié des forces nucléaires et navales mondiales. ils possèdent un tiers des richesses mondiales mais ne font que 5% de la population.
Ilss dominent par la technologue, en se distinguant par les NTIC, ils s'illustrent à travers de grandes FTN, omme Microsofft ou Google, la maitrise de l'outil internet leur permet égalment une domination culturelle avec la diffusion de leur culture à travers le monde (mode de vie,n musique, cinema, télé)

On ne peut donc pas contester le fait qu'ils ssont les plus puissants, mais leur façon de dominier le monde peut etre critiquée. En effet, le plus frappant sont les attentats, notamment par Al Qaïda, les extremistes musulmans.
il y a également des contestations moisn violentes, notamment en Europe et plus partticulièrement en france. De plus, le mouvement Altermondialiste conteste les USA.

III - Un "arc des crises" qui prend de l'ampleur
A - la désagrégation du bloc soviétique à l'origine de nouvelles menaces et tensions

1) Les nouvelles sources de tension à travers l'exemple des Balkans


L'Arc des crises s'etend des balkans, en passant pas le Moyen orient, le Caucause en allant jusqu'au Pakistan.
- l'exemple de la yougoslavie

En 91, la yougoslavie explose. C'est une mosaïque de peuples, qui sont réunis en 6 républiques fédérées en Yougslavie. Elle regroupe la Slovénie, la Croatie, la Bosnie-Herzégovine, la Serbie, le Monténégro, le Voïvodine. Tito tenait le pays, mais il meurt en 80, et les républiques reprochent à la Sebie de contrôler le pays. La chute de l'URSS va encourager les contestations intérieures. Donc en 1991 les Croates, les Slovènes, les macédoniens et les bosniaques proclament leur indépendance. Mais la Serbie ne va pas l'accepter, ce qui va engranger une guerre civile, Serbes contre Croates et Slovenes. En Bosnie Herzégovine, les Serbes ne veuulent pas lâcher car il y a des Serbes en Bosnie. La guerre commence en 1992, l'armée fédérale et des milices Serbes vont envahir au printemps 1992 les deux tiers du territoire Bosnique et le conflit prendra fin en 1995. On a alors une montée du nationalisme et du séparatisme qui mène à des conflits interethniques et une guerre intraéthatiques. C'est ce que l'on appelle la purification ethnique.
Dans les années 90, l'enjeu majeur est de trouver un nouvel ordre international : 2 solutions s'offrent alors :
- l'unilatéralisme
- le multilatéralisme.
Ce sera donc soit le monde entier, soit les USA qui feront régner l'ordre dans le monde.

2 ) Du multilatéralisme à l'unilatéralisme américain : un nouvel ordre mondial se met en place

a ) Les tentatives de multilatéralisme

le nouvel ordre mondial se base sur une coopération internationale et par le respect du droit international sous la conduite de l'ONU. On est donc dans un modèle multilatéraliste.
- De nouveaux champs d'intervention pour l'ONU
La possibilité pour l'ONU d'intervenir dans les affaires internes des pays. le droit d'ingérence est autorisé pour l'ONU, il est utilisé pour la première fois en Bosnie.

- La création d'un TPI Tribunal Pénal international
Le 1er TPI fut crée en ex-yougoslavie

b) Le multilatéralisme mis en échec
- Echec de l'ONU lié à son impuissance

Ils ne sont pas habilités à intervenir militairement contre les bélligérants. On intervient pas lorsqu'une grande puissance est mise en cause : ex de la thcétchénie. De plus, la majorité des fonds proviennent des USA.

c) L'unilatéralisme américain l'emporte à partir de 1995

Contrairement à  l'ONU, les américains disposent d'une force militaire efficace : l'OTAN, qui va prendre le relais de l'ONU, notamment en Yougoslavie en guerre. De plus, ils sont une surpuissance. on le voit car les USA utilisent leur droit d'ingérence sans en aviser à la communauté internationale, droit réservé à l'ONU. On peut noter l'intervention au Kosovo en 1999. Les USA l'emportent car leur superpuissance leur permet d'être les gendarmes du monde, car elle seule a pu signer l'accord de Dayton qui mène au règlement du conflit en 1995. Progressivement et parallèlement à leur profit, ils détournent les droits d'ingérence. on voit aussi l'unilatéralisme des USA parace qu'ils vont toujours refuser de reconnaître la cour pénale internationale.

B - Le proche et le moyen orient : une zone sous tension permanente

Le moyen Orient part de l'Egypte, du Soudan et s'étend jusqu'à l'Afghanistan

1) Pourquoi une instabilité persistante?

a) une région traversée par des crises et des conflits

On a des conflits territoriaux entre états au niveau des zones frontalières et de la reconnaissance des territoires, il y a aussi des conflits séparatismes (Kurdes partagés entre Syrie, Iran, Irak et Turquie). Les guerres civiles entre des partis de communautés opposées (Liban, Irak). on observe également des pays accusés de prolifération chimique et d'armes nucélaires. il y a également une forte présence du terrorisme dans ce secteur.

b) Les facteurs de perturbation


- le problème des frontières, car les frontières sont issues de la décolonisation anglaise et française. on a donc des frontières artificielle entre les pays, séparant des peuples. ces frontières ont été établies lors des accords de Sykes-picot.
- Diversité etnique et religieuse qui peut être source de tensions
- echec du nationalisme arabe

Lors de la décolonisation, on garde les frontières établies par les européens. il y a eu des tentatives d'unification du monde arabe, mais le monde arabe a toujours échoué dans sa quête du Panarabisme (rassembler les peuples arabes dans le même état) et de la création d'une union arabe. De plus, le projet était porté par Nasser mais il meurt en 70.

Depuis, les Etats sont restés tels quels. Le développement n'a pas vraiment progressé. La démocratie ne s'est aps installée non plus. Le nationalisme arabe dans sa confrontation avec Israël, va échouer.

Des enjeux géostratégiques :
- des problèmes internes, car c'est un carrefour de communications enntre les océanes, les contienents. Donc qui contrôle la région contrôle passage.
- c'est une région pétrolifère et une source d'approvisionnement importante pour les nords.

Donc les intérets des grandes puissances sont toujours en jeu. Cette zone devient donc source de conflits géo-politiques.
On voit à partir des années 90 une montée de l'islamisme, avec des partis pignon sur rue, des groupusculles qui vont mener des actions violentes. Par exemple, le Hezbollah : Chiites soutenus pas les iraniens au Liban.

=> fiche sur le conflit israélo palestinien

En 1991, toutes les perspectives étaient ouvertes, l'ordre bipolaire n'existant plus, donc restait un ordre multipolaire avec pour acteur principal l'ONU, ou un ordre unilatéral dominé par les USA. Le multilatéralisme a été mis en échec, ce qui est lié aux divisions entre grandes puissances, du manque de moyens de l'ONU, de plus les puissances mondiales sont ébranlées. Donc l'hyperpuissance américaine prend le contrôle des affaires internationales. On a une contestation de ce pouvoir par des minorités actives (islamistes) mais également les partenaires (france, allemagne, russie). on arrive donc avec la derniière guerre du golfe à la limite de l'unilatéralisme américain. Cette hyperpuissance est mise en difficulté par l'émergence de nouvelles puissances qui peuvent s'opposer aux USa (Chine, Inde, Brésil, Afrique du Sud). on est donc dans un monde de plus en plus multipolaire.
Par dupuyL2 - Publié dans : Histoire
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Jeudi 14 janvier 2010 4 14 /01 /Jan /2010 19:06
Notions : le réel, matière et esprit, démonstration, morale

I - Les théories sceptiques de l'antiquité
a) sextus empiricus
b) Arcèsilas
c) Carnéade

II - La théorie Platonicienne de la vérité
a) La critique du relativisme
b) la théorie des Idées

III - Le double sens de l'expression "l'homme est la mesure de toute chose"
a) idée de vérité absolue - Platon
b) Vérité relative non sceptique - Protagoras


IV - Comment définir la vérité?
a) la vérité correspondance
b) la vérité cohérence

c) la vérité est indéfinissable, logiquement


Intro :
On peut partir de la question de savoir si l'expression "à chacun sa vérité" à t-elle un sens?
Cette question est celle du relativisme, thèse philosophique selon laquelle la vérité est multiple.
Dans quels domaines?

a) Du point de vue de la connaissance
relativisme : idée selon laquelle nous n'avons pas de connaissance directe des choses, mais seulement des représentations subjectives
ex : illusion des sens (couleurs)

b) conflit d'opinion
Lorsqu'il s'agit de savoir si Dieu existe, c'est à dire si il est la cause première de toute chose

c) moral

En vue de la multiplicité des comportements humaines, il semble impossible de dire la vérité en soi.
=> multiplicité de la théorie morale
il est possible de critiquer le relativisme ^par le biais de son aspect moral. Si l'on pose la question de savoir si tout est acceptable et selon quels critères?

d) relativisme esthétique

Dans ce domaine, on met en avant "les goûts et les couleurs ne se discutent pas" C'est un relativisme de goût.
Le relativisme est proche du scepticisme, c'est à dire de la thèse philosophique selon laquelle l'esprit humain ne peut atteindre aucune vérité.
Le problème philosophique est que si les normes morales varient avec les sociétés et le temps, c'est à dire si il n'existe pas de règles universelles, alors la "vérité" d'un tyran est aussi respectable que n'importe qu'elle autre.

I - Les théories sceptiques de l'Antiquité
A - Pyrrhon - Sextus Empiricus


Sextus Empiricus définit le scepticisme comme la faculté de différencier les apparences et les concepts de toutes les manières possibles. De là, nous en arrivons à la cause de la force. C'est à dire de toute chose, d'abord à la suspension du mouvement ou à l'ataraxie.
Ataraxie : sorte de béatitude ou sagesse que l'on atteint lorsque que l'on a compris qu'entre deux opinions il ne fallait pas trancher.

Pour Pyrrhon, tout n'est qu'opinion, et il déclare que toute information qui prétend dire quelque chose de certain est dogmatique. Il met en cause la connaissance humaine, et la philosophie, car il prétend que rien de ce que nous percevons et de ce que nous jugeons ne se réfère à quoi que soit de réel.

Ex : quelque chose m'apparaît jaune, sucré et mou :
- miel ?
- ce n'est pas du miel
- cela ne ressemble pas à du miel pour Pyrrhon
- c'est du miel

Pyrrhon dit que l'on perçoit bien des choses, mais celles-ci ne sont que des apparences.
L'apparence est différente de l'être. C'est une thèse du Solipsisme, selon laquelle il n'y a que des apparences, et ce que l'on appelle réalité n'est qu'une représentation d'un esprit.
Pour lui, il n'y a pas de moyen d'établir un rapport entre l'apparence d'une chose et la chose. Suppose dont elle serait l'apparence. On pourrait dire que le scepticisme de Pyrrhon est absurde puisque les exemples de la vie quotidienne le réfute. Mais in ne cherche pas à critiquer des comportements de la vie quotidienne, mais seulement qu'il est irrationnel de chercher à trouver une vérité philosophique.
Pourquoi cherchons nous la vérité? il préconise d'arrêter de philosopher.

B ) Arcésilas
Successeur de Platon, directeur de l'Académie en 270 av JC
pour Arcésilas la philosophie n'est pas une compétence, c'est une fonction critique, c'est une mise en question des fondements.

C) Carnéade
Successeur de Arcésilas, 100 ans après. Cicéron est celui qui lui a transmis ses pensées. Sa doctrine sceptique (carnéade) est que aucun ne jugement sur la réalité ne peut être vrai à moins :
- qu'il soit basé sur des impressions vraies
- que ses impressions soient correctement enregistrées, par celui qui les perçoit.

Carnéade distingue 2 catégories d'impression :
- celle qui est craie car associée à un fait ou à un objet
- celles qui ne peuvent être perçues comme vraies car elle ne font penser à rien.

Comparaison Pyrrhon/Carnéade
Pour Pyrrhon, les deux conditions ne peuvent etre rempiles, c'est à dire toutes nos impressions sont du 2 ème type. Carnéade ajoute une 3ème distinction entre le vrai et le faux : le probable, le vraisemblable.
on peut conclure en disant que même si aucun jugement n'est absolument vrai, il reste que certaines impressions entraînent une persuasion. Donc ici on peut parler de probable vrai.
A-t'on besoin de vérité absolue?

II - La théorie Platonicienne de la vérité
A) La critique du Scepticisme


Etude du texte de Platon

l'auteur soutient qu'on accède à la vérité que par la pensée, ils partent des apparences

B) La critique du relativisme - Etude du texte de Platon

a) Pour Platon, dans chaque situation l'on a recours au spécialiste. on s'accorde sur le fait que certains savent mieux que d'autres, c'est à dire ont une  opinion supérieure à d'autres. Platon critique le relativisme en étudiant ses conséquences.
b) Si l'on distingue le savant de l'ignorant, c'est qu'il existe une pensée vraie qui sera la même pour tous les individus.
c) Donc personne n'est prêt à accepter les conséquences de la thèse relativiste, à savoir que toutes les opinions se valent.
d) Selon la thèse relativiste, plus il y a d'individus à adopter une opinion plus elle est vraie. Implicitement, c'est une critique de la démocratie.
e) Pour Platon, le relativisme est logiquement contradictoire, car si tout est relatif, alors le relativisme l'est également. Il est vrai aussi bien que faux que tout est relatif.

Le Cratyle - Etude de texte

Entre Socrate et Hermogène, qui veulent mettre en évidence les conséquences morales du relativisme. Tout d'abord, il y a un rappel de la thèse relativiste où Socrate montre que si l'on ne distingue pas l'apparence d'une chose de son être, c'est à dire sa permanence, ce qui fait que l'essence de l'homme reste la même. On aboutit à une confusion qui ne permet plus de distinguer si un homme est bon ou méchant (cf Nieztche qui reprend dans son oeuvre l'idée que l'homme est bon ou méchant)

Pour Platon, il est inimaginable qu'il n'y ait pas d'hommes méchants ni d'hommes bons. Le bon est raisonnable, le méchant est déraisonnable.
C'est le problème du choix entre les plaisirs. Platon dit qu'on peut privilégier les plaisirs de façon irrationnelle avec des conséquences déraisonnables. Cela dépend de la possession d'un savoir ou pas. Cela signifie qu'il identifie rationnellement et raisonnablement. C'est à dire que si je sais ce qui est bon, alors je vais vouloir le faire. Je peux croire que quelque chose est bon pour moi, mais je ne peut pas rationnellement faire le mal, on a privilégié les plaisirs sur le bien.

Peut-on savoir ce qui est bien et ne pas le faire?
Oui. Pour Platon, on peut être vaincu par le plaisir, c'est à dire préférer l'agréable au juste et au bien. Pour Platon, le plaisir immédiat a des conséquences négatives. Socrte dit que les exercices physiques et parfois certains médicaments peuvent être des choses désagréables immédiatement, mais produisent des effets bons. Au contraire, les plaisirs immédiatement ressentis peuvent avoir des conséquences négatives. Nous sommes capables de faire un calcul, d'accepter les maux immédiats car dans le temps l'on sait que le plaisir sera supérieur aux choses que nous avons endurées. Le relativisme moral est réfuté, c'est à dire que pour Platon, il y a une connaissance vraie de ce qui est bien.

Pour Platon, nul n'est méchant volontairement. S'il existe une essence du bien, alors la liberté humaine existe, mais elle ne peut consister pour chacun à définir le bien. De plus, si le bien existe en soi, ce n'est donc pas moi qui le définit. S'il existe une essence du bien, est-ce que cela rend la liberté humaine inutile, illusoire? Pour Platon, plus l'opinion s'approche de l'essence, plus elle est vraie.

- l'absolu s'oppose à l'interprétation
- la liberté absolue de chacun définit l'essence des choses
- en soi s'oppose à pour moi
- le vrai s'oppose à l'opinion, au relatif

2) La théorie des Idées
Idée : essence

Le désir de savoir est naturel chez l'homme, et la connaissance en soi est un bien. Platon pose la question de savoir qu'est-ce qui mérite d'être connu? Avant Platon, les philosophes prennent pour objet de la connaissance les 4 éléments (l'eau, la terre, le feu, l'air). Ainsi était abordée la réalité avant Platon. Mais ce dernier dit que si l'on prend pour objet de la ,ce des éléments matériels, alors nous sommes coincés car ces éléments changent dans le temps. Donc la connaissance changerait également. Platon va alors dire que l'objet de la connaissance doit être l'essence des choses, car c'est la seule chose qui ne soit pas corrompue par le temps... Platon explique qu'il ne faut pas partir d'éléments fondamentaux mais par la question de qu'est-ce que l'être des choses.
Pour Platon, toute chose participe de l'essence. Par exemple, une belle fleur participe de l'essence du beau.
Les réalités sensibles participent à des réalités intelligibles
Pour Platon, la connaissance vraie n'est pas possible au niveau des réalités sensibles car elles sont prises dans un flux perpétuel. La connaissance vraie ne peut donc avoir comme objet que l'essence des choses, car cette essence a 3 caractéristiques. Elle est éternelle, unique et elle est seule vraiment réelle. Chacun voit une apparence et décide que c'est cela qui est vrai.
A l'inverse, à l'essence éternelle et intelligible correspond la connaissance philosophique. Elle permet d'atteindre la vérité en soi. Surtout pour lui, elle n'est pas relative à chacun.



III - Le double sens de "l'homme est la mesure de toute chose"

A) Idée de la vérité absolue

voir cours sur Platon

B) Une vérité relative non sceptique : Protagoras
Les Sophistes incarnent ceux qui ont des croyances sûres. Ils étaient des bourgeois qui se faisaient payer pour enseigner, alors que Platon enseignait pour rien. Donc il ne les aimait pas.

1) Pour Protagoras, le discours est double sur toute chose. C'est l'idée selon laquelle sur toute chose plusieurs discours se contredisent. On peut prendre pour exemple le débat judiciaire (4points de vue)

la notion de réel est en elle-même contradictoire, car les choses apparaissent d'une telle façon à un tel, de telle façon à tel autre. il y a 2 façons de comprendre "l'homme est la mesure de toute chose" :

- vrai - juste - beau - bien :l'homme définit : conventionnel, objectif
- chacun définit : relativisme - subjectif

Essence : absolu
L'homme : convention : objectif
tel homme : opinion : subjectif

il y a 2 sens : a chacun sa vérité / l'humanité a sa vérité
Cela signifie que l'homme n'accède pas à une vérité absolue. Cependant, il lui faut des critères pour déterminer le bien/le mal/ le vrai/ le beau. Donc la convention est un critère.
Le vrai (et le reste) n'est pas qq chose qui transcende l'homme pour Protagoras, c'est au contraire définit par lui. Le relativisme de Protagoras n'est pas un subjectivisme, c'est objectif et rationnel.
Il faut bien disposer l'individu à entrer dans sa culture. Donc la vérité est plus importante par le bien-être qu'elle apporte que par rapport à sa conformité à un absolu.

IV - Comment définir la vérité

3 sens possibles:
a) c'est un vrai Van Gogh (authenticité)
b) Il n'a pas dit la vérité au juge (sens moral)
c) l'eau gèle à 0°

a) la vérité veut dire authenticité, c'est un usage métaphorique
b) c'est un usage métaphorique. C'est un problème d'intention et non pas de vérité.
c) Il s'agit de vérité dans le sens d'étudier un rapport entre quelque chose qui est dit...(...)

Donc la vérité ne concerne que ce dernier point.
Quand l'insertion est-elle vraie?

1) La vérité comme correspondance

Ici, on suppose qu'il existe une relation nécessaire entre la réalité et ce qui en est dit. On suppose également que la pensée doit refléter la réalité (cf thèse de Platon) Tout élément de la réalité correspond à une essence.
Le problème de cette thèse, c'est qu'on ne peut pas bien cerner le sens précis du verbe "correspondre". Platon veut-il dire qu'il y a adéquation? Reflet?

il s'agit du rapport entre un fait et une proposition. On est donc dans la notion du langage. C'est ce que critiquera Wittgenstein.

2) La théorie de la vérité comme cohérence logique
Par exemple, "ceci n'est pas une pipe, c'est la représentation iconographique d'une pipe" de Magritte, est logiquement vrai.
la vérité est un problème de cohérence interne à un langage et non l'idée d'une correspondance.
Peut-on trancher entre la théorie comme correspondance et la théorie comme cohérence?

En fait, non, car le langage naturel repose toujours sur les 2. Ça veut dire que quand on dit quelque chose, on a toujours tendance à croire, penser que ça correspond à une vérité. En même temps, nous utilisons beaucoup de propositions qui ne correspondent à rien de vrai ou de faux (cf langage). on peut avoir le dilemme suivant : s'il existe plusieurs théories de la vérité, on retombe dans le relativisme philosophique, ou alors il faut supposer qu'elles correspondent à des réalités différentes.

3) il reste une solution : la vérité est indéfinissable

Dire que la vérité est indéfinissable, ce n'est pas dire qu'il n'y a pas de vérité. Elle existe, mais on ne peut pas la définir, la vérité est évidente, c'est quelque chose qui relève du constat.
Si aucune des deux solutions n'est la bonne, ni la vérité comme correspondance ni la vérité comme cohérence logique, on peut avancer l'idée que la vérité est indéfinissable. c'est ce que fait Frege dans un livre qui s'appelle Ecrits Logiques et philosophiques. il dit que toute recherche de la vérité aboutit à un cercle vicieux, car il existe des vérités, de fait, qui ont chacune leur façon d'être vraie. Si l'on voulait en rechercher une définition unique, nous verserions dans une régression à l'infini, c'est à dire que nous ne pourrions pas trouver "une" définition vraie (du bonheur, de l'amour...) c'est à dire une essence abstraite unique au sens de Platon.
Donc il nous faut admettre que la vérité se définit par sa transparence, son évidence. Il ne faut donc pas en chercher une définition plus élaborée. Il peut y avoir des exceptions à des vérités de fait, cela ne remet pas en cause ces vérités de fait.
En fait, il n'y a pas de problème de la vérité, excepté pour certains philosophes comme Platon, Spinoza, Hegel et Descartes. Pour eux,  il existe une vérité philosophique.
Chaque énoncé a en quelque sorte sa manière d'être vrai, il n'y a rien de commun à toutes les croyances vraies. il n'y a rien à dire de la vérité, c'est à dire que la vérité est une notion primitive (première).


Par dupuyL2 - Publié dans : Philo
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